Sud-Est: trois morts à Belle-Anse lors d’une attaque armée
La localité de Baie-d’Orange, située dans la commune de Belle-Anse, est devenue le nouveau théâtre d’attaques de bandits armés. Ces derniers progressent de manière inquiétante vers les zones environnantes du département du Sud-Est.
Le dimanche 31 mai 2026, en milieu de journée, des individus lourdement armés ont abattu trois citoyens: Léon François, Wesnel et Saint-Luc Saint-Juste. Une quatrième victime, Innocent Auguste, a été très gravement blessée. Se trouvant entre la vie et la mort, elle a été transportée d’urgence à l’hôpital Saint-Michel de Jacmel, le plus grand centre hospitalier de la région, afin de recevoir les soins que nécessite son état critique.
Au cours de cette attaque, les malfrats ont également enlevé l’épouse de Léon François. Ce bilan a été communiqué par le président du Conseil d’Administration de la Section Communale (CASEC) de la zone, l’enseignant M. Lissage Généus. Ce dernier a profité des canaux médiatiques pour lancer un appel de détresse vibrant aux autorités concernées, lors d’un entretien téléphonique accordé à notre rédaction.
“Malgré nos multiples cris d’alarme lancés aux autorités, notamment au délégué départemental, l’ingénieur Jude Pierre-Michel Lafontant, au nouveau directeur de la police Apollos Vilette, ainsi qu’aux agents de l’Unité Temporaire d’Anti-Gang (UTAG), des bandits ont fait irruption dans la zone et ont massacré la population. Nous appelons les autorités au secours” a martelé le leader communautaire avec détresse.
Il convient de souligner qu’après avoir envahi le grand quartier de Seguin, les réseaux criminels étendent désormais leur emprise sur la zone de Belle-Anse.
Face à cette menace grandissante, le directeur départemental, Apollos Villette, effectue actuellement une tournée d’évaluation dans les différents commissariats et sous-commissariats du Sud-Est.
Parallèlement, un renforcement en matériels et en effectifs de l’Unité de Maintien de d’Ordre (UDMO) a été déployé afin de rassurer la population et de réaffirmer la présence des forces de l’ordre dans les communautés locales.
Marcia MOÏSE
moisemarcha@gmail.com

