Jean-Henry Céant salue le départ de Hans Jacques Ludwig Joseph de l’ULCC et réclame davantage de transparence
L’ancien Premier ministre Jean-Henry Céant a réagi au limogeage de Hans Jacques Ludwig Joseph de la direction générale de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). Tout en saluant cette décision, il a réclamé la publication de la déclaration de patrimoine de l’ancien directeur général et a insisté sur la nécessité de garantir l’indépendance de l’institution chargée de combattre la corruption.
Au lendemain de la décision du gouvernement de révoquer plusieurs directeurs généraux en Conseil des ministres, Jean-Henry Céant s’est exprimé publiquement sur le départ de Hans Jacques Ludwig Joseph de la tête de l’ULCC. Dans son intervention, l’ancien chef du gouvernement a estimé que cette transition devait être l’occasion de renforcer la crédibilité de l’institution. Il a notamment demandé que la déclaration de patrimoine de l’ancien responsable soit rendue publique afin de promouvoir une plus grande transparence dans la gestion des affaires publiques.
Cette prise de position intervient toutefois dans un contexte où Jean-Henry Céant demeure lui-même au centre de controverses. En 2021, l’ULCC l’avait accusé de détournement présumé d’environ un million de dollars américains, des accusations qu’il a toujours contestées. Par ailleurs, le Canada l’a inscrit sur sa liste de personnes sanctionnées pour des allégations de corruption et de liens présumés avec des groupes armés, des mesures que l’ancien Premier ministre rejette également.
Les déclarations de Jean-Henry Céant relancent le débat sur la gouvernance et la lutte contre la corruption en Haïti. Elles rappellent également que les appels à la transparence concernent aussi bien les responsables en fonction que les anciens hauts dirigeants ayant fait l’objet d’enquêtes ou de sanctions internationales.
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