Artibonite : la diffusion d’une vidéo d’une extrême cruauté ravive les critiques contre l’inaction de l’État
La diffusion, depuis le mardi 7 juillet 2026, d’une vidéo montrant l’exécution d’un jeune homme présenté comme un conducteur de tractopelle collaborant avec la Police nationale d’Haïti (PNH) a provoqué une onde de choc dans le pays. L’attaque est attribuée à des membres présumés du gang Kokorat San Ras, actif dans le département de l’Artibonite. Les images, largement partagées sur les réseaux sociaux, témoignent de la violence persistante qui continue de frapper cette région.
Au cours de la séquence, la victime, manifestement terrifiée, supplie ses ravisseurs en déclarant : « Messieurs, donnez-moi deux ou trois balles et qu’on en finisse. » En guise de réponse, les hommes armés lui lancent : « Tais-toi. C’est toi qui étais en train de détruire la maison du chef avec le tractopelle. » Ces échanges, enregistrés dans la vidéo, traduisent la brutalité des auteurs et le climat de terreur imposé par les groupes criminels.
Alors que ces images ont suscité une vive indignation au sein de la population, l’absence de réaction officielle des autorités continue d’alimenter les critiques. Aucun communiqué ni annonce d’enquête n’avait été rendu public au moment de la diffusion de cette vidéo, malgré l’émoi provoqué par cette affaire et son importante circulation sur les plateformes numériques.
Au-delà de ce drame, cet épisode met une nouvelle fois en lumière l’aggravation de l’insécurité en Haïti et le sentiment d’impunité dont semblent bénéficier les groupes armés. Pour de nombreux citoyens, un crime d’une telle gravité ne peut être accueilli dans l’indifférence. Ils estiment qu’il devrait susciter une réponse énergique des pouvoirs publics et une condamnation unanime de l’ensemble des forces vives de la nation.

