Back-Up Feray dépose les armes, « Viv Ansanm » doit maintenant quitter Mirebalais
À Mirebalais, une nouvelle étape a été franchie dimanche 26 juillet 2026 avec la remise officielle des armes du groupe Back-Up Feray. La cérémonie s’est tenue à l’hôtel Mina, à Ledye, dans le cadre d’un engagement présenté comme une condition préalable au retrait des hommes armés de « Viv Ansanm » de la commune.
La rencontre s’est déroulée en présence notamment du maire de Mirebalais, Lochard Laguerre, du DDC de la Police nationale d’Haïti, Makenzie Jacques, d’un juge de paix et de membres de la Commission pour la paix. À travers cette démarche, les membres de Back-Up Feray ont répondu à la demande de Jeff « Gwo Lwa », qui réclame que le port d’armes dans la commune soit réservé aux forces de l’ordre et aux représentants de l’État.Le principal point d’interrogation concerne désormais le respect de l’engagement attribué aux hommes de « Viv Ansanm ».
Selon les informations recueillies, ces derniers auraient promis de quitter Mirebalais après le désarmement de Back-Up Feray. Toutefois, aucune date officielle n’a encore été annoncée pour leur départ. De leur côté, les membres ayant remis leurs armes demandent à ne pas faire l’objet de représailles et sollicitent un accompagnement des autorités afin de pouvoir accéder à des activités génératrices de revenus.
Cette initiative intervient dans une commune marquée par la présence de groupes armés depuis l’attaque du 31 mars 2025. Cette offensive avait notamment causé des pertes en vies humaines, entraîné l’incendie de plusieurs maisons et provoqué la destruction de la prison civile de Mirebalais, d’où plusieurs détenus s’étaient évadés. Malgré différentes interventions des forces de l’ordre, le contrôle durable de la commune n’a pas encore été rétabli.
Après le dépôt des armes de Back-Up Feray, l’attention se porte donc désormais sur la prochaine décision de « Viv Ansanm ». Le retrait annoncé de ses hommes armés pourrait constituer un tournant pour Mirebalais, plongée depuis plus d’un an dans une situation d’instabilité. Mais tant qu’aucune échéance précise n’est fixée et qu’aucun départ effectif n’est constaté, l’avenir sécuritaire de la commune demeure incertain.

