Quand Izo frôlait la mort : Les révélations d’AyiboPost sur son hospitalisation au Centre Hospitalier de Carrefour
Une enquête publiée par AyiboPost le 3 août 2026 révèle que le chef de gang Johnson André, alias Izo 5 Segond, aurait été pris en charge au Centre Hospitalier de Carrefour (CHC) après avoir été grièvement blessé lors d’une attaque au drone explosif survenue l’an dernier. Le média affirme que le fugitif, activement recherché par la Police nationale d’Haïti (PNH), aurait bénéficié d’un dispositif médical exceptionnel durant son hospitalisation.
Selon les informations recueillies par AyiboPost, Izo aurait été conduit en urgence au CHC dans un état jugé préoccupant. Le média rapporte, en s’appuyant sur plusieurs témoignages, qu’une chambre spécialement aménagée lui aurait été réservée afin d’assurer sa prise en charge. Cette salle aurait été équipée de quatre bonbonnes d’oxygène et placée sous la surveillance de deux médecins dont l’identité n’aurait pas été révélée, ainsi que de trois infirmières disposant du matériel médical nécessaire. Toujours selon l’enquête, ces mesures visaient à stabiliser le chef de gang après les blessures subies lors de l’attaque.
L’enquête indique également que le directeur général du Centre Hospitalier de Carrefour, Jean Joseph Regis, a reconnu que l’établissement avait déjà accueilli des membres de groupes armés pour des soins médicaux. Toutefois, les circonstances entourant l’hospitalisation d’Izo et les moyens déployés pour assurer son traitement soulèvent de nombreuses interrogations. Recherché par la PNH pour des faits présumés de trafic de drogue, d’enlèvements contre rançon et d’autres crimes graves, le chef du gang des 5 Secondes demeure l’un des individus les plus recherchés du pays.
Les révélations d’AyiboPost relancent le débat sur les obligations des établissements de santé face aux personnes recherchées par la justice, mais aussi sur les mesures de sécurité entourant leur prise en charge. À ce stade, les faits rapportés proviennent de l’enquête du média et aucune réaction officielle des autorités sanitaires ou judiciaires n’avait été rendue publique au moment de sa publication.
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