La PNH du Sud-Est intensifie sa lutte contre la violence basée sur le genre
À travers la section des Droits Humains et le bureau de la Brigade de Protection des Mineurs (BPM), la Direction Départementale de la Police du Sud-Est (DDP-SE) a lancé, le vendredi 31 juillet 2026, une série de campagnes de sensibilisation.
Selon les agents déployés sur le terrain, cette initiative vise à combattre la violence basée sur le genre (VBG), un phénomène qui tend à prendre de l’ampleur dans le département.
Lors du lancement, les policiers se sont rendus au Tribunal de Première Instance de Jacmel (TPIJ) pour y apposer des affiches de sensibilisation. Au cours du mois de juillet 2026, cette juridiction a enregistré de nombreux cas de violences familiales et physiques, de coups et blessures, ainsi que des meurtres à l’arme blanche.
Après le TPIJ, les agents ont visité le marché communal de Beaudouin, lieu de rassemblement populaire, afin d’atteindre un public plus large.
Cette campagne porte sur l’ensemble des formes de violence, en particulier les violences sexuelles qui gangrènent la société: viol (kadejak), agressions sexuelles, atteintes aux mœurs, prostitution des mineurs (prostitution timoun), harcèlement sexuel, inceste, esclavage sexuel et pédopornographie.
Les agents rappellent que la violence sexuelle est un crime qui porte atteinte à la dignité, met en danger la santé des victimes et viole leurs droits fondamentaux.
Ils ont également insisté sur la notion de consentement, qui doit être libre, éclairé et volontaire: “L’absence d’un “NON” explicite ne signifie pas qu’il y a accord.”
Marcia MOÏSE
moisemarcha@gmail.com

