Thursday, March 19, 2026
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Le Niger et le Burkina Faso quittent l’Organisation internationale de la Francophonie : Une rupture symbolique avec l’influence française

Le Niger et le Burkina Faso ont récemment annoncé leur retrait de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), marquant une nouvelle étape dans leur affirmation de souveraineté et leur redéfinition des alliances internationales.

Cette décision intervient en pleine Semaine de la langue française et de la Francophonie, soulignant une rupture symbolique avec une institution perçue comme liée à l’influence française en Afrique.

Le 17 mars 2025, le gouvernement nigérien a communiqué sa décision de se retirer de l’OIF. Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Niger, Laouali Labo, a adressé une lettre aux ambassadeurs du pays, affirmant que cette décision était prise de manière souveraine. Cette démarche est perçue comme une affirmation de la politique souverainiste du Niger, dirigé par un régime militaire ayant exprimé des positions critiques envers la France.

Le Burkina Faso, également sous un régime militaire, a exprimé son intention de suivre une voie similaire en se retirant de l’OIF. Cette décision s’inscrit dans une série d’actions visant à redéfinir les relations du pays avec les institutions internationales perçues comme influencées par l’Occident. Ces mouvements reflètent une volonté croissante des États sahéliens de s’éloigner des structures héritées de la colonisation et de renforcer leur autonomie sur la scène internationale.

Ces retraits de l’OIF font suite à une série d’événements marquant la reconfiguration des alliances en Afrique de l’Ouest. En janvier 2025, le Niger, le Mali et le Burkina Faso ont officiellement quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour former l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette nouvelle entité vise à renforcer la coopération régionale en matière de sécurité et de développement économique, tout en s’éloignant des influences occidentales traditionnelles.

La création de l’AES et les retraits successifs de l’OIF et de la CEDEAO illustrent une tendance des pays du Sahel à rechercher des partenariats alternatifs et à affirmer leur souveraineté face aux anciennes puissances coloniales et aux institutions internationales perçues comme alignées sur leurs intérêts. Cette dynamique pourrait redessiner les relations diplomatiques et économiques en Afrique de l’Ouest dans les années à venir.

pascalfleuristil2018@gmail.com

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Pascal Fleuristil

Je suis Pascal Fleuristil, originaire de l'Arcahaie. J'ai étudié la communication à l'ISNAC. Passionné du journalisme, Je m’intéresse à tous les sujets d'intérêt général.