Haïti plaide pour un « agenda de survie climatique » à la 124e réunion du COTED
À Georgetown, le ministre de l’Environnement, Valéry Fils-Aimé, a porté un message fort au nom du pays lors de la 124e réunion spéciale du COTED de la CARICOM. Face aux urgences climatiques, Haïti appelle à des actions concrètes, un accès équitable aux financements et une solidarité régionale renforcée.
Réunis au Georgetown, les ministres de l’Environnement de la région ont échangé sur les défis liés au développement durable, à la biodiversité et aux changements climatiques, à l’approche de la COP31. Dans ce cadre, le ministre Valéry Fils-Aimé a insisté sur la situation critique d’Haïti, où les catastrophes climatiques ne relèvent plus de l’exception mais du quotidien. Il a rappelé que chaque événement extrême fragilise davantage les infrastructures, menace les moyens de subsistance et expose les communautés à une précarité accrue.
Au cœur de son intervention, le ministre a plaidé pour un accès direct et simplifié aux financements climatiques, souvent jugés inaccessibles pour les pays les plus vulnérables. Il a également mis en avant des priorités urgentes telles que la reforestation, la gestion durable des ressources naturelles et le renforcement des infrastructures environnementales. Insistant sur la notion de justice climatique, il a dénoncé le déséquilibre entre la faible contribution d’Haïti aux émissions mondiales et les impacts sévères qu’elle subit, appelant les membres de la CARICOM à parler d’une seule voix.
À travers cette prise de position, Haïti tente de transformer sa vulnérabilité en levier diplomatique. Plus qu’un plaidoyer, le message porté à Georgetown s’impose comme un appel à l’action collective pour faire face à une crise qui, pour de nombreux États caribéens, relève désormais d’une question de survie.
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