Des promesses de sécurité face au défi de la réalité
Le gouvernement haïtien tente une nouvelle offensive, cette fois sur le plan de la communication. Ce jeudi 26 mars 2026, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a réaffirmé sa volonté de ramener l’ordre sur le territoire national, mettant en avant le rôle de l’armée pour sortir le pays de l’impasse.
Ce que le Gouvernement annonce
Le ministre de la Défense, Mario Andrésol, a récemment inspecté la base militaire de Tabarre. De cette visite découlent trois annonces majeures :
L’arrivée de renforts : La sortie imminente de la promotion « François Makandal », une unité spécialement formée pour combattre les gangs.
Un recrutement massif : L’objectif de former 1 200 nouveaux soldats en seulement trois mois.
Une nouvelle stratégie :
Le passage à une « doctrine militaire » offensive pour reprendre le contrôle du territoire.
L’objectif affiché :
Les élections
Pour la Primature, cette démonstration de force n’a qu’un but : stabiliser le pays pour permettre l’organisation d’élections.
Le gouvernement appelle à « l’unité nationale », présentant la sécurité comme la condition indispensable au retour de la démocratie.
L’analyse : Entre discours et action
Si le plan semble solide sur le papier, le peuple haïtien, lui, reste dans l’attente. Entre les communiqués officiels et la vie quotidienne sous la menace des groupes armés, le fossé demeure immense.
L’annonce du recrutement et de la formation de 1 200 soldats est ambitieuse, mais la population ne juge plus sur les chiffres, elle juge sur la paix retrouvée dans les rues. L’histoire récente d’Haïti est marquée par des promesses restées sans suite, ce qui alimente un doute légitime.
Quand Haïti trouvera-t-elle enfin la paix entre les mains des autorités, au lieu de devoir se contenter de belles phrases d’accroche sans aucune action concrète ?

