Haïti-Politique: Le numéro 1 de l’Église Catholique à Jacmel dénonce la situation lamantable du peuple haïtien
“Aujourd’hui bon nombre d’entre vous sont blessés, Haïti est blessé et abandonné. Aujourd’hui nous vivons sur notre terre et nous vivons comme des immigrés. nous sommes tous en train de courir et nous veillons tous…” extrait de l’homélie du dimanche des rameaux de l’évêque de Jacmel, Marie Érick Glandas Toussaint, le 13 avril 2025.
Monseigneur Glandas appelle les jeunes à s’informer auprès des vieillards, en les questionnant sur l’Haïti d’autrefois. Le leader religieux croit que si nous perdons les jeunes et les familles, nous perdons la société.
Le prélat évoque un manque de confort qui sévit dans le pays, une situation alarmante entraînant un manque de repères au niveau de la société haïtienne.
Malgré des luttes menées par le peuple pour inspirer une lueur d’espoir dans ce pays qui est en train de s’éffriter, le changement est très loin d’Haïti.
Monseigneur Glandas rappelle un ensemble de slogans utilisés par la population de 1986 à nos jours. Parmi tant d’autres : Rache manyòk, GNB, Lòk, DDN. “Vous voyez ce que nous vivons aujourd’hui. Je ne veux pas que vous sortiez de lòk à lavement, et aujourd’hui je veux savoir si ce que nous vivons n’est pas beaucoup plus accru que le lavement. Haïti n’en peut plus”, se lamente le leader ecclésiastique.
L’évêque rappelle les chrétiens qu’au début du nouvel an il les exhortait à se méfier des “Grenn Cinq” qui veulent à tout prix s’accaparer du pays. Cette situation affecte grandement le peuple physiquement et moralement, a fait remarquer Mgr Glandas.
L’évêque de Jacmel dénonce plus loin l’hypocrisie qui gangrène Haïti, estimant que la première République noire du monde se trouve abandonnée à elle seule, alors que nos dirigeants n’assument pas leurs responsabilités de travailler pour élever le pays au rang des nations. Dans leur hypocrisie, ils laissent le peuple vivoter dans la misère, à l’instar de pilate qui n’assumait pas ses responsabilités devant Jésus.
Le supérieur hiérarchique du Diocèse de Jacmel appelle les chrétiens et les autres victimes à rester calme, sereins, et vivifier leur foi dans le Grand Dieu qui élève et qui abbaisse.
” On dit souvent dans la vie il y a un Dieu pour les malheureux, parfois on peut être malheureux mais n’être pas innocent. Moi, je dis qu’il y a un Dieu pour les innocents. Une fois être innocent peu importe la situation, un jour vous verrez quand même vôtre justice”, a martelé le leader Catholique avec assurance.
Il rappelle aux peuples qui sont victimes des gens qu’il qualifie de “Barabasse moderne” qui persecute le peuple ou des gens ont fait choisir d’eux à la place de Jésus, de l’amour, la fraternité le développement, ou une autre société pour que les gens deviennent plus humains.
“Mes frères et soeurs bien-aimés, profitons de cette periode pscale pour implorer la grace et la miséricorde de Dieu, dites lui qui est le Roi des Roi, votre situation de vie, la situation que vous vivez comme jeunes et celle d’Haïti”, a prêché Mgr Glandas.
Un pays, où l’école l’université, l’hôpital sont en lambeaux dans certains endroits. Où nous assistons à la démolition d’Haïti, la démolition de l’homme haïtien aujourd’hui nous ne savons pas à quel saint se vouer. Frères et soeurs, je vous invite à regarder Jésus sur la croix, qui ouvre ses bras pour vous accueillir, et qui vous dit malgré la tristesse et les larmes aux yeux, que l’on veuille ou non la délivrance arrivera un jour dans notre vie.
Marcia MOÏSE
moisemarcha@gmail.com

