Wednesday, March 18, 2026
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Haïti-Violences : Le BINUH recense 1 617 morts et 580 blessés entre le 1er janvier et le 31 mars 2025

Au moins 1 617 personnes ont été tuées au premier trimestre 2025 en Haïti suite à l’escalade de la violence des gangs criminels, a indiqué un rapport du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), déclarant que la situation des droits de l’homme est demeurée extrêmement préoccupante.

Cette période a été marquée par des crimes de masse, des enlèvements et des violences sexuelles. Hormis des cas d’assassinat, 580 personnes ont été blessées dans des violences impliquant des gangs, des groupes d’autodéfense ou des membres de la population, ainsi que lors d’opérations menées par les forces de sécurité. Parallèlement, sur cette même période, au moins 161 cas d’enlèvements contre rançon ont été recensés, dont 63% ont dans le département de l’Artibonite.

Elle a aussi dénoncé l’intensification des activités des groupes criminels pour étendre leurs territoires dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince et ses environs. Les communes de Delmas et de Kenscoff ont été particulièrement ciblées, dans le but de déstabiliser Pétion-Ville.

Par ailleurs, le BINUH a souligné les attaques perpétrées contre les communes de Mirebalais et de Saut d’Eau, dans le département du Centre et l’évasion de plus de 500 détenus de la prison civile de Mirebalais.

La justice populaire communément appelée « Bwa kale » a causé la mort d’au moins 189 personnes accusées d’appartenir aux gangs ou d’avoir commis des délits de droit commun. Au moins 802 personnes ont été tuées lors d’opérations policières. Environ 20% étaient des membres de la population touchés par des balles perdues.

Au cours de ce trimestre, plus de 333 survivantes de violences sexuelles ont été recensées, dont 96 % ont été victimes de viols, souvent collectifs, perpétrés par des membres de gangs. Par ailleurs, au moins 35 enfants ont perdu la vie et dix autres ont été blessés lors d’attaques menées par des gangs, d’opérations policières ou d’actes de justice populaire, a également relevé le BINUH.

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