Le CPT met fin à la CNDDR
Face à une perte de crédibilité jugée irréversible, le Conseil présidentiel de Transition (CPT) a décidé de dissoudre la Commission Nationale de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR) ce 2 mai. Une page se tourne alors que les autorités promettent une nouvelle approche, ancrée dans la confiance, la transparence et l’efficacité.
La dissolution de la CNDDR, annoncée officiellement le 2 mai par le CPT, marque un tournant majeur dans la stratégie nationale de désarmement. L’institution, critiquée depuis des mois pour son manque d’impartialité, n’a jamais su regagner la confiance du public malgré les tentatives de réforme, dont la récente nomination de deux membres supplémentaires. Le CPT, dans un communiqué, justifie cette mesure drastique par l’urgence de rétablir une gouvernance crédible dans un contexte de violence armée grandissante.
Dans les jours à venir, le Conseil s’engage à mener des consultations élargies avec des acteurs de la société civile, des experts en sécurité et des leaders communautaires pour poser les bases d’un nouvel organe. L’objectif : bâtir une structure capable de traiter le désarmement non comme un simple exercice technique, mais comme une mission collective et transparente au service de la paix durable.
Avec la disparition de la CNDDR, c’est tout un chapitre de gestion controversée qui se clôt. Reste à savoir si la future structure tiendra ses promesses et parviendra à désarmer les doutes autant que les fusils.
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