Haïti – 3 mai 2025 : Une Journée mondiale de la liberté de la presse marquée par l’indifférence de l’État face à la violence
Port-au-Prince, 3 mai 2025 – Alors que le monde célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse, les journalistes haïtiens se trouvent dans une situation alarmante, confrontés à une insécurité croissante et à l’inaction des autorités.
Depuis janvier 2022, au moins 11 journalistes ont été tués en Haïti, faisant du pays l’un des plus dangereux pour les professionnels des médias. Les attaques contre les journalistes et les médias se multiplient, souvent perpétrées par des groupes armés opérant en toute impunité. Des organisations, dont le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), n’ont cessé de dénoncer la multiplication des attaques terroristes contre la presse haïtienne et l’inaction des autorités face à ces violences.
Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a récemment classé Haïti au troisième rang mondial des pays où l’impunité pour les crimes contre les journalistes est la plus élevée, derrière la Syrie et la Somalie. Cette impunité persistante témoigne d’une indifférence des autorités haïtiennes à protéger les journalistes et à garantir la liberté de la presse.
Face à cette situation, l’UNESCO a apporté un soutien à la sécurité des journalistes en Haïti, en fournissant du matériel de protection et en organisant des formations à la sécurité. Cependant, ces efforts internationaux ne peuvent pallier l’absence de mesures concrètes de la part du gouvernement haïtien pour protéger les journalistes et garantir un environnement sûr pour l’exercice de leur métier.
En cette Journée mondiale de la liberté de la presse, il est impératif que les autorités haïtiennes prennent des mesures immédiates pour mettre fin à l’impunité, protéger les journalistes et garantir la liberté de la presse, pilier essentiel de la démocratie.
Roubens Vil
vilroubens1@gmail.com

