Cap-Haïtien : le début du nettoyage de la rivière Haut du Cap pour réduire les risques d’inondation
Le ministre de l’Agriculture, Vernet Joseph, a donné le coup d’envoi le 9 mai 2025 des opérations de nettoyage de la rivière Haut du Cap, une action cruciale en raison des fréquentes inondations frappant la ville de Cap-Haïtien. Ce programme vise à restaurer la capacité de drainage de la rivière, encombrée depuis longtemps par des sédiments et des débris, et constitue le premier projet important de ce genre en cinq ans. Les autorités locales, dont le maire adjoint Patrick Almonor et le Délégué Départemental Marc Présumé, se réunissent pour renforcer la sécurité hydrologique de la région.
Cette initiative fait suite à la remise en état d’une pelle mécanique auparavant hors service, symbolisant la volonté politique de remettre en état les équipements publics négligés. Le ministre Joseph a expliqué que ce projet s’inscrit dans un cadre national de restauration des infrastructures rurales. Outre la réduction des risques d’inondation, les travaux cherchent à sauvegarder les terres agricoles adjacentes, dont la productivité est lourdement impactée chaque saison des pluies. Le MARNDR prévoit de débarrasser le lit de la rivière jusqu’au pont de la rue 5 du boulevard, tout en intégrant des mesures de suivi avec la communauté.
Sur le site, les autorités locales promettent leur soutien à l’opération. La mairie prévoit de fournir 3 000 gallons de carburant pour assurer la continuité des travaux, tandis que le directeur départemental de l’Agriculture, Emmanuel Jean-François, s’efforce de renforcer la logistique. Un plan de soutien est également envisagé, incluant la gestion des déménagements possibles pour les résidents des zones à haut risque. Le ministre a appelé à une participation citoyenne active pour protéger les équipements et garantir la transparence de l’ensemble des opérations.
La population accueille cette initiative avec enthousiasme, particulièrement après avoir subi les désagréments des conditions climatiques. À Cité Blue Hills, de nombreux habitants ont exprimé leur satisfaction à l’égard de ce projet qui apparaît comme un acte concret après des années de désintérêt. Des leaders communautaires, tels que le CASEC Varis Pierre, soulignent que cette avancée est le résultat de mobilisations citoyennes récurrentes. Pour beaucoup, ces travaux représentent une lueur d’espoir pour un renouveau régional, à condition qu’ils s’inscrivent dans une véritable stratégie de développement durable.
Guyno DUVERNE
duverneguyno@gmail.com

