Wednesday, March 18, 2026
ACTUALITÉSSECURITESOCIÉTÉ

Fermeture de Péligre : Un levier citoyen face à l’inaction de l’État contre les gangs à Mirebalais

Depuis plus d’une semaine, une panne d’électricité plonge plusieurs régions du pays dans le noir. À l’origine : la fermeture volontaire de la centrale hydroélectrique de Péligre par le MOCEC, pour exiger une intervention musclée contre les gangs à Mirebalais et Saut-d’Eau.

Face à l’inaction persistante des autorités centrales, le Mouvement des Citoyens Engagés du Centre (MOCEC), par la voix de son coordonnateur général Me Robenson Mazarin, revendique la fermeture de la principale source d’électricité du pays : la centrale hydroélectrique de Péligre. Ce geste radical vise à contraindre l’État haïtien à agir contre la coalition criminelle « Viv Ansanm », qui occupe depuis deux mois les communes stratégiques de Mirebalais et de Saut-d’Eau. Me Mazarin lance un ultimatum : « Donnen elektrisite lè nou fin deloge gang yo ». Il appelle à un renforcement immédiat des forces de l’ordre, avec des moyens adéquats tels que drones, armes et munitions.

Mardi, une première réponse sécuritaire a été enregistrée avec une opération de la PNH à Mirebalais, soldée par la mort de plusieurs bandits dont un chef de gang présumé et la saisie d’armes de guerre. Mais pour le MOCEC, cette action reste insuffisante. L’organisation menace de passer à la vitesse supérieure si l’État ne prend pas ses responsabilités, allant jusqu’à proposer d’occuper la centrale avec un million de citoyens. La démarche du mouvement traduit le désespoir de la population face à la passivité d’un pouvoir central de plus en plus contesté, alors que les conditions de vie se dégradent sous l’ombre des gangs armés.

Entre pression citoyenne et paralysie institutionnelle, la fermeture de Péligre agit comme un cri de colère d’un peuple abandonné. Reste à savoir si l’État saura écouter cette alerte avant que l’obscurité ne devienne définitive — dans les foyers comme dans les esprits.

pascalfleuristil2018@gmail.com

Partagez ceci

Pascal Fleuristil

Je suis Pascal Fleuristil, originaire de l'Arcahaie. J'ai étudié la communication à l'ISNAC. Passionné du journalisme, Je m’intéresse à tous les sujets d'intérêt général.