Wednesday, March 18, 2026
ACTUALITÉSEDUCATION

Examens d’État 2025 : Le MENFP mise sur la rigueur et l’équité pour relever les défis du système éducatif

Alors que la fin de l’année scolaire 2024-2025 approche, le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) affiche sa détermination à faire des examens officiels un moment-clé pour renforcer la crédibilité de l’enseignement en Haïti dans une conférence de presse mardi 27 mai 2025 . À travers une série de mesures allant de la régulation des inscriptions à l’amélioration des contenus pédagogiques, les autorités veulent poser les jalons d’un système plus équitable et plus efficace.

Le MENFP a organisé une conférence de presse pour faire le point sur les avancées de l’organisation des examens officiels. Selon Yves Roblin, directeur général du ministère, les préparatifs progressent à un rythme soutenu. Il rappelle que les examens représentent non seulement une étape scolaire importante, mais également un engagement de l’État envers la société pour garantir une évaluation sérieuse de l’enseignement et de l’apprentissage.

Les épreuves débuteront le 30 juin avec les candidats de 9e année fondamentale, pour s’achever le 18 juillet avec ceux de la formation technique et professionnelle. Toutes les étapes d’organisation sont encadrées par des directives claires, notamment en ce qui concerne la structuration des sujets d’examen.

Face à des retards constatés dans plusieurs établissements, le MENFP a exceptionnellement prolongé la période d’inscription des élèves de 9e année jusqu’au 2 juin 2025. Passée cette date, aucune candidature ne sera acceptée. Les responsables d’écoles sont donc sommés de finaliser sans délai les démarches nécessaires.

Le ministère met également en garde contre des tentatives de fraude, comme l’inscription d’élèves de 8e année à la place des 9e. Pour contrer cela, chaque établissement doit soumettre la liste des élèves promus, faute de quoi les inscriptions seront invalidées. Des sanctions sont prévues contre tout directeur impliqué dans une fausse déclaration.

Dans une volonté d’assurer l’équité entre les élèves de tous les départements, le MENFP a élaboré une liste de contenus essentiels à enseigner. Ces contenus, mis à disposition des enseignants et directeurs d’écoles, ont également été intégrés dans des cours de compensation pour aider les élèves à se mettre à niveau.

Parallèlement, des examens tests ont été administrés dans plusieurs établissements publics et privés pour vérifier la cohérence des épreuves, tant en termes de durée que de formulation des consignes. Le but : garantir que les sujets soient bien alignés avec les programmes officiels et les pratiques pédagogiques courantes.

Concernant les examens du secondaire, notamment ceux de fin d’études (baccalauréat), Miguel Fleurijean, directeur de l’enseignement secondaire, a indiqué que toutes les épreuves seront prêtes à partir du 12 juin. Chaque sujet comprendra trois niveaux de difficulté : des connaissances de base (40 %), intermédiaires (40 %), et avancées (20 %), une structuration pensée pour tester la réelle compréhension des élèves.

Le MENFP s’appuie également sur les grilles de correction des examens de 2024 pour ajuster ses méthodes. Cette analyse a mis en lumière des lacunes importantes : en mathématiques, 73 % des élèves n’ont pas atteint la moyenne, et en philosophie, seuls 1 % ont su extraire l’intérêt philosophique d’un texte, malgré une bonne gestion de l’introduction.

Ces données critiques ont permis au ministère de cibler les failles dans l’enseignement et d’orienter ses politiques pour les corriger. La stratégie vise à mieux former les enseignants, à ajuster les programmes, et à renforcer le suivi pédagogique. Cette année, une attention particulière est accordée aux départements de l’Ouest et de l’Artibonite, où se concentre la majorité des candidats au baccalauréat.

À quelques semaines du coup d’envoi des examens, le MENFP entend prouver que la rigueur et la transparence sont les meilleures armes pour relever les défis du système éducatif haïtien. Une chose est sûre : la réussite de cette session 2025 pourrait marquer un tournant décisif vers une école plus juste et plus crédible.

pascalfleuristil2018@gmail.com

Partagez ceci

Pascal Fleuristil

Je suis Pascal Fleuristil, originaire de l'Arcahaie. J'ai étudié la communication à l'ISNAC. Passionné du journalisme, Je m’intéresse à tous les sujets d'intérêt général.