Cristina Fernández définitivement condamnée : La justice argentine scelle la chute politique de l’ex-présidente
La Cour suprême d’Argentine a confirmé, ce 10 juin, la condamnation de Cristina Fernández de Kirchner à six ans de prison et à une interdiction à vie d’exercer une fonction publique. Ce verdict historique met un point final à une longue bataille judiciaire autour de marchés publics frauduleux dans la province de Santa Cruz.
L’ancienne cheffe d’État argentine voit son destin politique s’effondrer après des années de bras de fer avec la justice. Malgré ses multiples recours, Cristina Fernández n’a pas réussi à échapper au jugement : la Cour suprême a validé la sentence de 2022 pour favoritisme et irrégularités dans l’attribution de marchés routiers lorsqu’elle était au pouvoir. Les juges ont jugé les preuves « abondantes » et la procédure « conforme au droit », écartant tout vice de forme ou atteinte aux garanties constitutionnelles. Ce verdict, porté par un triumvirat judiciaire que l’ex-présidente a violemment critiqué, marque une rupture irréversible dans sa carrière.
Cette décision, applaudie par le président Javier Milei comme une victoire de la République, remet sur le devant de la scène les tensions politiques et judiciaires qui divisent l’Argentine. Si l’exécutif salue une justice enfin rendue, les partisans de Cristina dénoncent une persécution politique orchestrée depuis les plus hautes sphères de l’État. Âgée de 72 ans, l’ex-présidente pourrait toutefois éviter la prison ferme si une assignation à résidence lui est accordée, selon la loi argentine. Reste à voir si cette condamnation entraînera un bouleversement durable dans le paysage politique péroniste.
La page judiciaire de Cristina Fernández semble tournée, mais celle de son influence dans les cercles politiques argentins reste à écrire. Même condamnée, son ombre plane toujours sur la gauche péroniste.
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