Wednesday, March 18, 2026
ACTUALITÉSPOLITIQUESECURITESOCIÉTÉ

La PNH célèbre 30 ans de service au cœur de la sécurité nationale

La Police nationale d’Haïti (PNH) a marqué son 30e anniversaire ce jeudi 12 juin 2025, lors d’une cérémonie officielle tenue à l’École nationale de Police (ENP), à Frères, dans la commune de Pétion-Ville. Présidée par l’archevêque métropolitain de Port-au-Prince, Monseigneur Max Leroy Mésidor, la célébration a réuni plusieurs hautes autorités, dont le Conseiller-Président Leslie Voltaire, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, des membres du gouvernement, ainsi que des représentants du corps diplomatique et de l’appareil judiciaire.

Depuis sa création en 1995, la PNH s’est illustrée par son courage et son engagement à protéger les vies et les biens des Haïtiens, en dépit des nombreux défis. Placée sous la tutelle du ministère de la Justice et de la Sécurité publique, elle reste un acteur majeur dans la restauration de l’autorité de l’État et la garantie de la sécurité sur tout le territoire national.

Au cours de la cérémonie, le Premier ministre, en sa qualité de président du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), a rendu un hommage solennel aux policiers tombés ou portés disparus dans l’exercice de leurs fonctions. Il a également réaffirmé l’engagement du Conseil présidentiel de transition (CPT) et du gouvernement à créer un climat sécuritaire favorable au bien-être des citoyens et à la tenue d’élections démocratiques, conformément à l’Accord du 3 avril 2024.

Malgré les célébrations pour les 30 ans de la Police nationale d’Haïti (PNH), la réalité sur le terrain est bien plus sombre. Les policiers évoluent dans un environnement marqué par l’insécurité constante, le manque de moyens matériels, et des salaires insuffisants qui ne reflètent pas les risques quotidiens auxquels ils sont exposés. Beaucoup d’entre eux peinent à subvenir à leurs besoins essentiels, ce qui compromet leur capacité à assurer efficacement la sécurité des citoyens.

Le cas de la région de Mirebalais dans le département du Centre illustre cruellement cette situation : les policiers y affrontent des gangs armés dans des conditions extrêmes, sans le soutien institutionnel nécessaire. Ce sont souvent les populations locales, elles-mêmes victimes de la violence, qui fournissent nourriture et assistance aux agents de l’ordre, devenant un pilier fragile sur lequel repose la survie et la résistance policière.

Cette dépendance montre à quel point l’État peine à protéger ses forces de l’ordre, mettant en danger non seulement les policiers mais aussi l’équilibre même de la sécurité nationale. Tant que les autorités ne prennent pas des mesures concrètes pour améliorer les conditions de travail et assurer un soutien réel à la PNH, les efforts des policiers resteront fragiles face à la montée des violences.

Partagez ceci

Miracson Mondesir

Miracson Mondesir, originaire de Mirebalais, est un journaliste professionnel. Rédacteur polyvalent, ayant la capacité de traiter plusieurs sujets avec succès notamment la politique et la culture. Il pratique le journalisme pour être utile à sa communauté.