Insécurité: À Mirebalais, tout se vend à vil prix
Depuis la fin du mois de mars, les exactions du gang “Viv Ansanm ” à Mirebalais paralysent les activités économiques dans la région. Les femmes commerçantes, notamment les madan sara, sont parmi les principales victimes de cette situation chaotique. Dans l’impossibilité de rejoindre Port-au-Prince pour écouler leurs produits, elles se voient contraintes de les vendre localement à des prix dérisoires ou de les laisser pourrir.
Certaines denrées, comme les fruits et légumes, ne supportent pas de longs délais de conservation. ” Nou pèdi anpil paske nou pa ka transpòte yo. Lè yo gate, se lajan n ap boule “, déplore une vendeuse. L’absence de débouchés entraîne une perte sèche pour ces femmes qui vivent au jour le jour et qui sont le pilier de l’économie agricole locale.
Face à cette impasse, plusieurs voix s’élèvent pour demander aux autorités de restaurer la sécurité sur les routes et dans les zones agricoles. ” Se pa sèlman Pòtoprens ki gen pwoblèm. Nou bezwen sekirite pou n viv ak travay “, plaide un cultivateur. Tant que l’État ne garantit pas la libre circulation, l’étouffement économique des régions comme le Centre s’intensifiera, aggravant la précarité des populations rurales.
Actuellement, un sac de charbon se vend à seulement 500 gourdes, tandis qu’une marmite de maïs coûte 100 gourdes, selon les témoignages des paysans.

