L’ONU inscrit la coalition « Viv Ansanm » sur sa liste noire pour violations graves des droits des enfants en Haïti
Pour la première fois dans l’histoire d’Haïti, une organisation criminelle haïtienne figure sur la redoutée « liste de la honte » de l’ONU. La coalition de gangs « Viv Ansanm », déjà qualifiée de groupe terroriste par les États-Unis, est désormais pointée du doigt pour des crimes graves contre les enfants dans les zones sous son contrôle.
L’Organisation des Nations Unies a ajouté la coalition de gangs haïtiens « Viv Ansanm » à sa tristement célèbre « liste de la honte », qui recense les entités impliquées dans de graves violations des droits des enfants en situation de conflit. Ce classement, très symbolique et lourd de conséquences diplomatiques, marque une première pour Haïti. L’ONU reproche à la coalition une implication directe dans l’enrôlement forcé de mineurs, les violences sexuelles et les assassinats ciblés dans plusieurs quartiers de Port-au-Prince, livrés à l’anarchie.
Cette décision fait suite à des mois de rapports accablants documentant les atrocités commises par ces groupes armés, souvent en toute impunité. Le gang « Viv Ansanm » est un acteur clé du chaos qui paralyse la capitale haïtienne, et son influence s’est accrue malgré les tentatives nationales et internationales de contenir la violence. L’inclusion sur cette liste est un signal fort envoyé à la communauté internationale, en même temps qu’un appel à des mesures urgentes pour protéger les populations civiles, en particulier les enfants, pris au piège dans cet enfer urbain.
Alors que l’ONU tire la sonnette d’alarme, cette inscription pourrait ouvrir la voie à de nouvelles sanctions ciblées et renforcer la pression internationale sur les acteurs armés haïtiens. Mais pour les victimes, la route vers la justice reste longue et incertaine.
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