A Washington, Alix Didier Fils-Aimé dit avoir demandé une prorogation du TPS et du programme “Humanitarian Parole” pour Haïti
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé est de retour au pays ce jeudi 17 juillet 2025 après une mission officielle aux États-Unis d’Amérique. Il a été accueilli par des membres du gouvernement dont le ministre de la Justice et de la Sécurité Publique, Dr. Patrick Pelissier, le Secrétaire d’Etat à la communication, Bendgy Tilias, ainsi que le Directeur Général de la Police Nationale d’ Haïti, Rameau Normil.
Lors d’un point de presse tenu au salon diplomatique de l’Aéroport Toussaint Louverture, le chef du Gouvernement a réaffirmé la détermination du pouvoir intérimaire à rétablir la sécurité et la stabilité dans le pays. Il a notamment mis l’accent sur l’augmentation rapide des effectifs de la MSS ainsi que sur la dotation des forces de l’ordre d’équipements adaptés pour répondre aux defis sécuritaires actuels. Le chef de la Primature a salué la disponibilité de plusieurs pays, dont le Brésil, l’Argentine et la Colombie, qui sont prets à apporter leur contribution dans les efforts pour adresser la crise sécuritaire en Haïti.
Parallèlement, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a déclaré avoir fait un plaidoyer pour le prolongement du Tempory Protected Status (TPS), un traitement amélioré du dossier des bénéficiaires du Programme Humanitarian Parole, ainsi que la protection des droits et de la dignité des ressortissants haïtiens. Car dit-il, le gouvernement n’est pas encore en mesure pour accueillir les bénéficia. Il a affirmé avoir également insisté sur la relance de l’économie nationale, notamment à travers la réactivation de la loi HOPE/ HELP afin de stimuler l’emploi et la production locale.
En depit des différentes tournées des autorités gouvernementales, la situation sociopolitique, économique et sécuritaire du pays se dégrade de plus en plus. Attaques recurrentes perpétrées par des hommes armés, territoires perdus, augmentation vertigineuse du nombre des déplacés, le pays est cerné par les groupes terroristes. La population livrée à elle-même ne sait à quel saint se vouer et attend que les autorités passeront de la parole aux actes pour rétablir l’ordre et la sécurité.

