Le MAST poursuit la relocalisation des déplacés internes logés dans les écoles et bâtiments publics
Le Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST), en coordination avec l’Office National de la Migration (ONM), continue de mettre en œuvre son programme national de relocalisation des Personnes Déplacées Internes (PDI) occupant les établissements scolaires et bâtiments publics à Port-au-Prince. Lancée en juin dernier sous l’impulsion du Premier ministre Alix Didier FILS-AIME, cette initiative vise à offrir un refuge sûr et digne aux familles contraintes de fuir leur domicile à cause de la violence.
La relocalisation est également un levier pour la réhabilitation des infrastructures éducatives. Selon le MAST, environ sept établissements scolaires et universitaires sont concernés par les opérations en cours dans la région métropolitaine. Ces mesures permettront à terme la reprise des activités académiques normales, fortement perturbées par l’occupation prolongée de ces espaces par les déplacés.
Ce lundi 21 juillet, les personnes déplacées installées sur le site de la Faculté de Linguistique Appliquée (FLA), qui n’avaient pas encore reçu de subvention, ont été servies au local de l’ONM à Péguy-Ville. Chaque bénéficiaire reçoit une enveloppe de 99 000 gourdes accompagnée d’un document d’identité fiscal, permettant une relocalisation volontaire et dans le respect de leur dignité.
Ces opérations démontrent la volonté du gouvernement, notamment du ministre Georges Wilbert FRANCK, de répondre à l’urgence humanitaire tout en réaffirmant l’autorité de l’État. Elles traduisent aussi l’engagement du Conseil Présidentiel de Transition à agir concrètement pour améliorer les conditions de vie des populations déplacées.
Le MAST assure que les distributions vont se poursuivre dans les jours à venir pour couvrir tous les sites ciblés. La libération de ces espaces publics permettra non seulement de redonner leur fonction initiale à ces infrastructures, mais aussi de restaurer un climat de normalité dans plusieurs zones affectées par la crise sécuritaire.
Ainsi, l’État entend affirmer sa présence et sa responsabilité envers les citoyens en difficulté, tout en jetant les bases d’un retour progressif à la stabilité dans les zones urbaines touchées.

