Thursday, March 19, 2026
ACTUALITÉSJUSTICE

Joverlein Moïse appelle Washington à bloquer l’extradition des suspects du meurtre de son père vers Haïti

Dans une lettre ouverte adressée au Secrétaire d’État américain américain Marco Rubio, Joverlein Moïse, fils du président assassiné Jovenel Moïse, demande aux États-Unis de ne pas extrader vers Haïti les suspects clés du magnicide du 7 juillet 2021. Il évoque l’effondrement de la justice haïtienne, la complicité d’oligarques locaux et les risques d’impunité. Cette intervention publique remet en lumière les zones d’ombre entourant l’affaire et questionne la responsabilité des acteurs internationaux.

Le 23 juillet 2025, Joverlein Moïse a adressé une lettre ouverte au Secrétaire d’État américain, Marco Rubio, dans laquelle il exprime ses craintes face à l’éventualité d’une extradition vers Haïti de plusieurs suspects actuellement détenus aux États-Unis dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de son père. Selon lui, la machine judiciaire haïtienne, minée par les dysfonctionnements structurels, les menaces et les influences politiques, est dans l’incapacité totale d’offrir un procès crédible. Il plaide pour que les États-Unis assument leur part de responsabilité en garantissant un cadre judiciaire stable et sécurisé à ces poursuites.

Dans sa missive, le fils de l’ancien président ne se limite pas à dénoncer les failles judiciaires ; il accuse ouvertement des membres de l’élite économique haïtienne d’avoir orchestré ou soutenu l’attentat contre son père. Ces puissants oligarques, selon lui, entretiennent volontairement l’instabilité du pays pour préserver leur mainmise sur les ressources et les leviers de pouvoir. Cette déclaration relance les soupçons d’un crime d’État maquillé en opération isolée et ravive les doutes sur la sincérité des enquêtes menées à Port-au-Prince.

L’appel de Joverlein Moïse intervient alors que la communauté internationale reste silencieuse face à la lenteur du processus judiciaire haïtien. Plus de quatre ans après l’assassinat de Jovenel Moïse, les familles des victimes attendent encore que la vérité éclate et que les commanditaires soient identifiés et jugés. Son intervention vise à repositionner le débat sur la scène internationale et à rappeler que l’assassinat d’un chef d’État ne saurait rester impuni par simple faiblesse institutionnelle.

Par cette démarche, Joverlein Moïse ne cherche pas uniquement justice pour sa famille ; il lance un cri d’alarme contre la banalisation de l’impunité en Haïti. Son appel à Marco Rubio dépasse le cadre personnel pour devenir un acte politique et diplomatique fort, visant à rompre le cycle du silence et à appeler les États-Unis à faire preuve de cohérence dans leur discours sur la démocratie et l’État de droit.

pascalfleuristil2018@gmail.com

Partagez ceci

Pascal Fleuristil

Je suis Pascal Fleuristil, originaire de l'Arcahaie. J'ai étudié la communication à l'ISNAC. Passionné du journalisme, Je m’intéresse à tous les sujets d'intérêt général.