Sécurité en Haïti : Le gouvernement veut rassurer, la société civile reste en attente de résultats
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a participé ce lundi 28 juillet à la conférence de clôture de la Table Sectorielle sur la Sécurité (TSS) organisée à l’hôtel Karibe autour du thème : « Forces de sécurité nationale et internationale en Haïti : défis et perspectives ». Une initiative du CARDH, soutenue par le HCDH, réunissant des représentants de l’État, du système judiciaire, des forces de l’ordre, de la société civile et de la communauté internationale.
Malgré des paroles encourageantes, les acteurs présents ont rappelé l’ampleur du défi. Le CARDH, par la voix de son directeur exécutif Me Gédéon Jean, a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité nationales, en plaidant pour un appui accru de l’OEA. Le HCDH, représenté par Arnaud Royer, a souligné l’urgence d’une meilleure logistique et d’une formation renforcée pour la PNH, qualifiée de « pilier de la sécurité en Haïti ».
Si cette rencontre montre la volonté d’un dialogue interinstitutionnel, les attentes restent fortes. Face à une insécurité persistante, marquée par l’expansion des gangs et l’impuissance des institutions, la société civile et les partenaires internationaux demandent des mesures concrètes, au-delà des engagements politiques.
Dans son allocution, le chef du gouvernement a présenté la sécurité comme « une priorité incontournable », condition essentielle à l’organisation d’élections crédibles et d’un référendum constitutionnel. Il a renouvelé le soutien de l’exécutif à la PNH, aux FAd’H ainsi qu’à la Mission multinationale de soutien à la sécurité (MMSS), assurant que « des jours meilleurs se profilent à l’horizon ».

