Montpellier : Polémique après l’euthanasie de 200 chauves-souris, une plainte pour cruauté animale déposée
L’euthanasie de 200 chauves-souris au zoo de Montpellier en février dernier continue de faire des vagues. Eddine Ariztegui, conseiller municipal délégué au bien-être animal et élu du Parti animaliste, a déposé une plainte administrative pour contester la régularité de cette décision. L’affaire soulève des interrogations sur la gestion des animaux en fin de parcours dans les établissements zoologiques.
Depuis leur expulsion en 2021 de la serre amazonienne du zoo, fermée pour manquements graves aux normes d’hygiène et de sécurité, ces chauves-souris vivaient dans une précarité administrative et logistique. Après plusieurs mois de recherches infructueuses pour leur trouver un nouveau refuge, notamment une tentative de réintroduction en Guyane, la direction du zoo a pris la décision controversée de les euthanasier.
Eddine Ariztegui, qui avait pourtant participé activement aux efforts pour leur relogement en contactant près de 1.000 structures à travers le monde, n’a pas décoléré. Il estime que toutes les alternatives n’ont pas été épuisées et que l’abattage de ces animaux constitue une atteinte grave à leur droit à la vie. « Cette décision ne peut rester sans conséquence, il faut un signal fort pour éviter que cela ne devienne une norme », a-t-il affirmé.
La municipalité, de son côté, évoque une impasse logistique et l’impossibilité d’assurer le bien-être des animaux dans la durée. Toutefois, le tribunal administratif de Montpellier, désormais saisi, devra trancher : cette euthanasie était-elle une fatalité ou une faute ?
Ce dossier, au-delà de la seule indignation, relance le débat sur le sort des animaux jugés “non transférables” dans les structures publiques. La décision du tribunal pourrait faire jurisprudence et imposer de nouvelles obligations aux établissements zoologiques en matière d’éthique animale.
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