SOS Journalistes dénonce une persécution politique ciblée contre Guerrier Henri
SOS Journalistes a, dans un communiqué publié ce lundi 4 août 2025, tiré la sonnette d’alarme face aux récents développements que l’Association juge graves dans le dossier du journaliste Guerrier Henri, actuellement recherché et poursuivi par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Dans une correspondance adressée au journaliste, la DCPJ évoque trois chefs d’accusation à son encontre : affiliation à la coalition criminelle des gangs de “Viv Ansanm”, enrichissement illicite, et blanchiment des avoirs.
Joint par SOS Journalistes, Guerrier Henri a catégoriquement rejeté ces accusations, les qualifiant de “mensongères et de méchantes”, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de museler son travail critique.
Tout en réaffirmant son respect pour la loi et les autorités judiciaires, SOS Journalistes se dit préoccupé par le traitement réservé au journaliste, l’assimilant à une persécution politique ouverte orchestrée par le pouvoir en place.
L’Association rappelle qu’en novembre 2024, sur instruction expresse du Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le Conseil National des Télécommunications (CONATEL) avait suspendu pendant huit mois l’émission “Boukante Lapawòl” animée par Guerrier Henri sur Radio Méga.
Selon une note du CONATEL datée du 22 novembre 2024, cette émission aurait servi de plateforme à une “propagande massive en faveur des groupes armés qui sèment la terreur à travers la Capitale”.
SOS Journalistes déplore que, depuis, le journaliste ait été la cible d’actes jugés arbitraires et abusifs, notamment des tentatives répétées d’arrestation sans fondement clair ou légal.
Enfin, SOS Journalistes affirme qu’elle continuera à soutenir Guerrier Henri tant que les autorités n’auront pas apporté des preuves tangibles, vérifiables et irréfutables pour justifier les graves accusations formulées contre lui.

