Wednesday, March 18, 2026
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Sud-Est-Sécurité: Anse-à-Pitres sous la menace d’un réseau criminel

Dans la commune frontalière d’Anse-à-Pitres, département du Sud-Est, des habitants dénoncent l’existence d’un réseau d’environ douze individus armés et cagoulés.

Selon plusieurs témoignages recueillis, ce groupe serait placé ou protégé par les autorités municipales, notamment le maire Harry Bruno, afin de percevoir des “frais” injustifiés. Ils extorquent de l’argent aux commerçants et aux transporteurs sous menace confient plusieurs habitants sous couvert d’anonymat.

Dans la nuit du 14 au 15 août 2025, un grave incident s’est produit dans la commune: aux environs d’1h du matin, des hommes lourdement armés et masqués ont tenté d’enlever et d’assassiner deux entrepreneurs américains d’origine haïtienne, Lynssous Aubin et Anderson Destin, respectivement PDG de Yabofè Transports LLC aux États-Unis et de Yabofè Transports en Haïti, à appris IWM.

Face à la multiplication de ces actes criminels, les citoyens appellent la Direction Départementale de la Police Nationale d’Haïti (DD-PNH-SE), dirigée par la commissaire divisionnaire Magalie Belneau, ainsi que le corps de sécurité départemental mené par le délégué départemental l’ingénieur Jude Pierre-Michel Lafontant et les autorités locales, à intervenir rapidement et à surveiller de près cette zone.
Une enquête de proximité menée par Impulse WebMédia (IWM) sur place révèle, d’après des sources concordantes, que la PNH avait récemment arrêté la fille du maire Bruno pour des affaires liées à la drogue. Cependant, elle a été libérée en moins de trois heures après un simple appel téléphonique au pouvoir. Les mêmes sources affirment que ce réseau entretient des liens étroits avec des trafiquants de drogue et qu’il serait impliqué dans le meurtre d’une femme, un crime imputé à tort aux forces de l’ordre.

Des informations supplémentaires recueillies toujours sur place précisent que ce même groupe d’hommes armés a attaqué, dans la soirée, un vétéran de l’infanterie américaine et son frère à la rue Embouchure d’Anse-à-Pitres, toujours aux alentours d’1h du matin.

Une source fiable affirme que ces bandits ont pour habitude de tuer des citoyens américains, canadiens et français traversant la zone, avant de jeter leurs corps dans un trou surnommé “Poil au Vent” (Pwèl O Van en créole haïtien).

Ces actes d’intimidation et d’extorsion se multiplient, créant un climat de peur généralisée dans cette commune frontalière.
Les résidents appellent à une intervention urgente des autorités judiciaires et policières pour éviter une aggravation dramatique de la situation sécuritaire.

Photos: NationsUnies

Marcia MOÏSE
moisemarcha@gmail.com

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Marcia MOISE

Marcia MOISE Journaliste, présentatrice, responsable de la rubrique  « À la découverte ». Une passionnée du journalisme.