Retour des déplacés dans leurs quartiers: La PNH met en garde contre les appels trompeurs des gangs
Dans un message de sensibilisation diffusé ce samedi 30 août 2025 par sa Coordination de Presse et des Relations Publiques, notamment via sa section audiovisuelle, la Police Nationale d’Haïti (PNH) appelle la population à faire preuve de vigilance face aux messages de certains groupes armés. Selon les autorités policières, les gangs cherchent actuellement à convaincre les habitants déplacés de retourner dans leurs quartiers, malgré les violences récentes qu’ils y ont perpétrées.
La PNH met en garde contre cette stratégie, qu’elle considère comme une tentative des gangs pour réutiliser la population comme bouclier humain, dans l’espoir de freiner les interventions policières en cours. Les forces de l’ordre rappellent que les groupes criminels sont responsables de nombreuses atrocités, allant des incendies criminels à des actes de violence extrême, forçant des milliers de citoyens à fuir leur domicile.
Dans ce contexte, les autorités policières demandent à la population de ne pas céder à la tentation de retourner prématurément dans les zones toujours à risque, surtout si cet appel émane de sources non officielles. La PNH affirme que seule la Police, de concert avec les autorités gouvernementales, peut déterminer quand les conditions seront réunies pour un retour sécurisé dans les quartiers désertés.
La patience est donc de rigueur. “Pèp la dwe pasyan”, a déclaré une voix off dans ce message de sensibilisation d’une durée de 1 minute 53 secondes, soulignant que l’objectif reste de sécuriser de manière durable les espaces urbains afin de permettre une reprise normale des activités. Les opérations de sécurisation se poursuivent activement dans plusieurs zones du pays.
Dans plusieurs vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, l’on peut voir des habitants inspecter leurs maisons à Delmas 24, Nazon, Solino et Delmas 30, où ils constatent de nombreux dégâts causés par les gangs. Ces images témoignent de la douleur des familles et de la complexité du retour à la normale dans les zones encore marquées par la violence.

