Haïti : Vers une nouvelle mission internationale de 5 550 soldats pour contrer les gangs armés
Alors que la mission kényane peine à obtenir des résultats tangibles, le Panama et les États-Unis soumettent au Conseil de sécurité de l’ONU un plan pour déployer une nouvelle force internationale. Composée de 5 500 militaires et 50 civils, elle aurait pour objectif prioritaire la lutte contre les gangs et la sécurisation des infrastructures vitales.
Depuis plusieurs mois, la mission de sécurité menée par le Kenya en Haïti est critiquée pour son efficacité limitée face à une criminalité toujours galopante. Dans un contexte où les groupes armés continuent de semer la terreur par des meurtres, kidnappings, incendies criminels et viols, le Panama et les États-Unis plaident désormais pour une intervention renouvelée. Leur proposition, présentée à l’ONU, prévoit une force robuste de 5 550 personnes, dont 50 spécialistes civils, pour renforcer les opérations anti-gangs et protéger les infrastructures stratégiques.
Cette initiative intervient dans un climat d’extrême urgence, alors que la capitale et plusieurs départements restent en proie à des violences quotidiennes. Les autorités haïtiennes, bien que soutenues par plusieurs pays et organisations internationales, peinent à restaurer l’ordre public. La nouvelle mission, si elle est validée, devra relever un double défi : neutraliser les groupes armés tout en regagnant la confiance d’une population épuisée par des années d’insécurité et de promesses non tenues.
Reste à savoir si cette énième tentative internationale saura rompre le cycle d’échecs qui, depuis plus de deux décennies, laisse Haïti enfermée dans une spirale de violence et d’instabilité.
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