UNIR-Haïti exprime son indignation face aux conditions de retour des déplacés et réclame l’accompagnement de l’État
Après plus de deux années passées dans des camps de fortune, insalubres et indignes, les déplacés de l’insécurité qui ravage la capitale haïtienne tentent de regagner leurs quartiers. Dans une note de presse paraphée par son le leader, Jean Clarens Renois, le parti Union Nationale pour l’Intégrité et la Réconciliation (UNIR-Haïti) exprime sa profonde indignation quant aux conditions dans lesquelles ces familles vulnérables ont amorcé leur retour.
Le parti dénonce «l’horreur des désastres causés par les gangs criminels» qui, au-delà des milliers de vies humaines brisées, ont laissé derrière eux une capitale en ruines : quartiers entiers dévastés, écoles détruites, maisons et églises saccagées. UNIR décrit un spectacle “odieux et effroyable” d’une ville méconnaissable, ravagée par la violence. Se disant avec tous et pour tous, le directoire du parti se déclare profondément préoccupé par la dégradation alarmante de la situation en Haïti. Comment comprendre ce qu’il s’est passé dans notre pays ces quatre ou cinq dernières années? s’interroge-t-il.
UNIR regrette que de nombreux jeunes aient participé à cette “entreprise de destruction massive” sans explication ni justification valable. Qu’ils aient été manipulés depuis l’étranger ou encouragés par des compatriotes, le parti estime qu’une réflexion nationale s’impose et appelle les chercheurs à mener des études sérieuses pour identifier les causes profondes de ce cataclysme social.
Dans un ton ferme, le parti dirigé par M. Renois lance un cri d’alarme: Non à la dérive qui enterre le pays jour après jour davantage!
UNIR exige que les autorités assument leurs responsabilités: “On ne peut pas laisser des déplacés traumatisés et démunis sans assistance psychologique et économique. On ne peut pas laisser les familles revenir dans leurs quartiers sans l’accompagnement de l’État. On ne peut pas repeupler ces zones détruites sans un plan de réorganisation et de reconstruction. On ne peut pas laisser les gangs échapper à la justice et à la vérité!”.
Enfin, UNIR réitère sa position: la population ne saurait être utilisée comme bouclier humain ni comme instrument politique dans la perspective de pseudo-élections.
Marcia Moïse
moisemarcha@gmail.com

