Thursday, March 19, 2026
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Quand le CPT se contente de notes alors que le pays saigne

Une fois de plus, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) réagit par écrit. Après le massacre ignoble de Labodrie, où plus de quarante citoyens ont été exécutés dans des conditions inhumaines, la Présidence publie une « note de sympathie ». Des mots forts, une indignation affichée, des condoléances répétées. Mais derrière cette rhétorique officielle, la même rengaine revient : un texte interminable, sans véritable plan d’action, sans décision concrète.

Depuis plusieurs mois, la population vit sous la menace permanente des gangs armés. Chaque semaine apporte son lot de tueries, de pillages et de familles endeuillées. Pourtant, le CPT semble avoir choisi de gouverner par communiqués, multipliant les notes de condamnation sans jamais démontrer une capacité réelle à contenir la violence. Les victimes, elles, n’ont pas besoin d’un vocabulaire diplomatique. Elles attendent des mesures fortes, visibles et efficaces pour briser le cycle de la terreur.

Bien sûr, la Présidence promet que des « instructions claires » ont été données aux forces de l’ordre pour sécuriser la zone et lancer des opérations de traque. Mais combien de fois avons-nous lu la même phrase dans des notes précédentes, sans voir le moindre changement sur le terrain ? La répétition des mots finit par sonner creux, et la lassitude grandit dans une population qui n’a plus confiance.

À force de publier des communiqués interminables, le CPT se transforme en observateur impuissant plutôt qu’en acteur responsable. Si le pays attend de ses dirigeants autre chose que des notes de sympathie, c’est bien parce que l’heure n’est plus aux discours, mais à l’action ferme et crédible contre la barbarie.

pascalfleuristil2018@gmail.com

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Pascal Fleuristil

Je suis Pascal Fleuristil, originaire de l'Arcahaie. J'ai étudié la communication à l'ISNAC. Passionné du journalisme, Je m’intéresse à tous les sujets d'intérêt général.