Wednesday, March 18, 2026
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Le Conseiller- Président Fritz Jean sanctionné par Washington pour ses liens présumés avec les gangs

La transition politique haïtienne traverse une nouvelle zone de turbulence : le Département d’État américain a annoncé, le 24 novembre, l’imposition de sanctions contre Fritz Alphonse Jean, ancien coordonnateur du Conseil présidentiel de transition (CPT). L’information, révélée par l’agence Associated Press, projette une lumière crue sur les fragilités internes d’un exécutif déjà contesté.

Washington reproche à Fritz Alphonse Jean, représentant de l’Accord Montana au sein du CPT, d’avoir apporté son soutien à des groupes armés et d’avoir entravé les efforts entrepris pour contrer l’expansion des organisations qualifiées de « gangs terroristes ». Des accusations graves qui ravivent les doutes quant à la capacité du leadership transitoire à se dissocier des réseaux criminels.

Les sanctions américaines continuent de bouleverser l’équilibre déjà précaire de la transition haïtienne. Cette fois, c’est Fritz Alphonse Jean—économiste reconnu, figure de l’Accord Montana et ancien coordonnateur du Conseil présidentiel de transition—qui se retrouve dans l’œil du cyclone. Le Département d’État américain lui a imposé des restrictions de visa, estimant qu’il aurait soutenu des groupes armés responsables d’une part significative du chaos sécuritaire que connaît le pays.

Cette décision tombe à un moment critique, alors que le CPT lutte pour maintenir la cohésion et prouver sa capacité à conduire Haïti vers des élections crédibles. Les accusations de Washington, relayées par l’Associated Press, risquent d’alimenter encore davantage les suspicions déjà lourdes qui entourent certains acteurs de la transition. Pour les autorités américaines, les gestes reprochés à Fritz Alphonse Jean auraient contribué à freiner les initiatives visant à réduire l’influence des gangs, un objectif central de la politique américaine dans la région.

À Port-au-Prince, la nouvelle se propage comme un énième coup porté à une gouvernance perçue comme fragile et fragmentée. Dans les cercles diplomatiques, l’affaire met à mal la crédibilité du processus de transition, déjà mis à rude épreuve par les tensions internes, les divergences stratégiques et l’incapacité à enrayer la spirale de violence qui découpe la capitale en zones de non-droit.

En sanctionnant Fritz Alphonse Jean, Washington envoie un message clair : la transition haïtienne ne pourra retrouver son cap que si elle se débarrasse définitivement des ombres qui l’accompagnent. Sans rupture nette, les sanctions continueront de s’abattre comme le seul mécanisme de pression sur un pouvoir à la dérive.

pascalfleuristil2018@gmail.com

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Pascal Fleuristil

Je suis Pascal Fleuristil, originaire de l'Arcahaie. J'ai étudié la communication à l'ISNAC. Passionné du journalisme, Je m’intéresse à tous les sujets d'intérêt général.