Mario Andrésol et l’équation sécuritaire de la capitale
Le secrétaire d’État à la Sécurité publique, Mario Andrésol, a tenu à dissiper les craintes autour d’un éventuel effondrement de la capitale haïtienne. Intervenant ce mercredi 7 janvier 2026 sur les ondes de Radio Magik9, à l’émission Panel Magik, il a affirmé que Port-au-Prince demeure sous contrôle de l’État et s’inscrit dans une dynamique de reprise graduelle, malgré la pression persistante des groupes armés.
Selon le responsable gouvernemental, les autorités concentrent actuellement leurs efforts sur la récupération du centre-ville de Port-au-Prince, tout en préparant la remise en service des principaux corridors routiers reliant la capitale aux régions du Sud et du Nord. Ces opérations sécuritaires, a-t-il indiqué, s’inscrivent dans un calendrier précis qui devrait produire des résultats concrets avant le 7 février, une date politiquement symbolique pour le pays.
Mario Andrésol a par ailleurs mis en avant les progrès réalisés dans la coordination des forces de sécurité. Il a souligné l’amélioration du travail conjoint entre la Police nationale d’Haïti, les Forces armées d’Haïti, la Force de suppression des gangs et la Task Force, une coopération qu’il considère comme un élément déterminant dans la lutte contre l’insécurité et la reconquête des zones sous influence criminelle.
Ces prises de position s’inscrivent dans la continuité de la vision qu’il avait exposée lors de son entrée en fonction comme secrétaire d’État à la Sécurité publique, le 14 janvier 2025. À cette occasion, Mario Andrésol avait dressé un constat alarmant de la situation nationale, tout en appelant à une mobilisation exceptionnelle pour sortir le pays de la spirale de la violence et de l’effondrement institutionnel.
Ancien directeur général de la Police nationale d’Haïti, il avait alors insisté sur la nécessité de dépasser les discours pour engager des actions structurantes. Il plaidait notamment pour une rupture avec les approches improvisées, en faveur d’une stratégie sécuritaire fondée sur l’engagement, la rigueur et la responsabilité collective.
Dans un contexte marqué par une recrudescence de la criminalité, en particulier dans l’Ouest et l’Artibonite, Mario Andrésol avait défendu l’élaboration d’une politique nationale de sécurité intégrant le respect des droits humains. Cette approche vise, selon lui, à renforcer la résilience des quartiers et des communes face aux menaces des groupes armés, tout en rétablissant durablement l’autorité de l’État.
Aujourd’hui, le secrétaire d’État affirme maintenir le cap malgré les nombreux défis. Il mise sur la discipline opérationnelle, la solidarité institutionnelle et l’implication de l’ensemble des acteurs de la sécurité publique pour restaurer la libre circulation des personnes et des biens, condition essentielle au retour progressif de la stabilité dans la capitale et à l’échelle nationale.

