Atelier du MENFP à Jacmel: vers la tenue d’assises nationales sur la refondation du système éducatif haïtien
Le Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), à travers la Direction Départementale de l’Éducation du Sud-Est (DDESE), a organisé deux journées de travail intensif les 14 et 15 janvier 2026, à l’École Fondamentale d’Application et Centre d’Appui Pédagogique (EFACAP) de Meyer, à Jacmel.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement de la planification stratégique départementale et vise à diagnostiquer le système éducatif du Sud-Est, en prélude à la tenue d’un atelier national sur la refondation du système éducatif haïtien.
Selon les responsables, l’objectif principal de ces assises est de finaliser et consolider le document de diagnostic éducatif du Sud-Est, un outil jugé crucial pour l’avenir de l’éducation dans la région.
Ces deux journées d’atelier ont réuni divers acteurs du système éducatif, notamment des associations de parents d’élèves, des syndicats, des cadres de la Direction Départementale de l’Éducation, ainsi que des représentants du monde universitaire, dont le rectorat de l’Université Publique du Sud-Est à Jacmel (UPSEJ), représenté par la docteure Magadala Jean-Baptiste.
Les travaux ont porté sur les quatre axes stratégiques d’intervention du MENFP:
l’amélioration de la gouvernance du système éducatif haïtien (SEH);
l’augmentation de l’efficacité interne et externe du système;
le renforcement de la qualité de l’éducation;
l’élargissement de l’accès à l’éducation.
Ces précisions ont été apportées par le directeur départemental adjoint de l’Éducation du Sud-Est, le professeur et normalien Alerte Jean-Charles.
Lors de la première journée, le mercredi 14 janvier 2026, les participants ont travaillé en atelier sur les thématiques liées à la gouvernance et à l’efficacité du système éducatif. La deuxième journée a été consacrée à la qualité de l’éducation, à l’analyse des problèmes, aux perspectives et aux solutions à envisager.
Les réflexions ont pris en compte plusieurs éléments essentiels, notamment: la gouvernance et l’autorité scolaire, le climat scolaire, les apprentissages, la réforme curriculaire, l’enseignement technologique, l’articulation entre enseignement public et non public, ainsi que l’impact de la crise actuelle (déplacements de population, insécurité, fermetures d’écoles), entre autres.
Dans le cadre de l’axe “efficacité”, les participants ont également été invités à:
formuler deux à trois résultats prioritaires à atteindre d’ici trois à cinq ans; proposer, pour chaque résultat, un indicateur simple de projet;
identifier une action structurante, les acteurs clés, l’échelon d’intervention (école, commune, département, niveau central), ainsi que les appuis nécessaires (MENFP, partenaires techniques et financiers, collectivités territoriales, diaspora).
Se réjouissant du bon déroulement de la première journée, le directeur départemental adjoint a déclaré: “La première journée s’est déroulée dans un climat à la fois convivial et professionnel. Les participants maîtrisent déjà les thématiques abordées. Les débats ont été très animés. Notre principale préoccupation demeure que, après ces travaux, les autorités nationales du système éducatif prennent réellement en compte les recommandations formulées, afin que la refondation soit effective et qu’elle aboutisse à un système éducatif adapté aux besoins et à la réalité du pays.”
Il a également exprimé sa satisfaction quant à l’engagement, au dévouement et à la détermination des acteurs ayant pris part à ces travaux.
Il convient de souligner que la Direction Départementale de l’Éducation du Sud-Est se distingue par son dynamisme. Le directeur départemental, Wilfride Lauture, mène régulièrement des activités de supervision pédagogique à travers tout le département, comme en témoignent plusieurs acteurs du système éducatif.
Marcia MOÏSE moisemarcha@gmail.com

