Suspension des subventions publiques : La Primature serre la vis dans un climat politique sous tension
Par une circulaire en date du 27 janvier 2026, la Primature a ordonné l’arrêt immédiat de toutes les subventions accordées au sein de l’administration publique. Une mesure restrictive qui survient dans un contexte politique délicat, marqué par des dissensions internes au Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Adressée à l’ensemble des ordonnateurs de l’administration publique, la circulaire signée par le Premier ministre, Didier Fils-Aimé, interdit toute forme de subvention jusqu’à nouvel ordre, sauf dérogation expresse accordée par les autorités compétentes. Cette décision vise officiellement à renforcer le contrôle des finances publiques et à rationaliser l’utilisation des ressources de l’État, dans un contexte économique particulièrement contraignant. La Primature entend ainsi reprendre la main sur des mécanismes souvent critiqués pour leur opacité et leur instrumentalisation.
Toutefois, cette mesure administrative intervient alors que les relations se détériorent entre la Primature et le groupe dit « des cinq » au sein du CPT. Selon des informations recueillies auprès d’un conseiller-président, la résolution défendue par ce groupe demeure bloquée, révélant l’ampleur des divergences stratégiques au sommet de l’État. Dans ce climat de méfiance et de rapports de force, la suspension des subventions apparaît aussi comme un acte politique, susceptible de redéfinir les équilibres internes du pouvoir de transition.
Entre impératif de rigueur budgétaire et manœuvres institutionnelles, la décision de la Primature soulève de nombreuses interrogations. Elle illustre surtout la fragilité du consensus au sein de la gouvernance transitoire, à un moment où la stabilité politique et la cohérence de l’action publique restent plus que jamais nécessaires.
pascalfleuristil2018@gmail.com

