Sud-Est: «L’Ordre Démocratique » réclame la Cour de Cassation pour l’après 7 février
À l’approche de la date charnière du 7 février 2026, la coordination départementale de l’organisation «L’Ordre Démocratique» est sortie de son silence. Lors d’un point de presse tenu ce mardi 27 janvier 2026 le coordonnateur départemental Me André Augustin Mentor a plaidé pour un retour à la “légalité constitutionnelle” via la Cour de Cassation pour pallier l’échec du Conseil Présidentiel de Transition (CPT).
Le coordonnateur départemental, Me André Augustin Mentor, entouré des autres membres de la coordination départementale, n’a pas mâché ses mots contre l’exécutif actuel. Selon lui, le Conseil Présidentiel de Transition a failli à sa mission première : rétablir la sécurité.
« Le pays est plongé dans une insécurité généralisée, les axes routiers sont toujours obstrués et les querelles intestines entre les membres du Conseil et le Premier ministre ne mènent nulle part », a martelé l’homme de loi.
Face à l’échéance du 7 février, Me Mentor soutient que la Constitution haïtienne offre la seule issue viable. Dans le contexte actuel, il estime que la Cour de Cassation constitue le dernier rempart pour restaurer l’ordre démocratique.
Pour « L’Ordre Démocratique », le choix de la plus haute instance judiciaire du pays garantit une neutralité indispensable. Me Mentor appelle les acteurs politiques à s’unir pour « corriger les dérives » d’un exécutif à neuf membres qu’il juge inefficace et trop dépendant de l’influence étrangère.
L’organisation dénonce une gestion de la crise qui profiterait davantage aux intérêts internationaux qu’au peuple haïtien, de plus en plus enfoncé dans la misère. En proposant un juge de la Cour de Cassation pour diriger la nouvelle étape de la transition, Me Mentor mise sur une figure issue de la « magistrature suprême », non partisane, ayant la justice pour seule boussole.
« Il n’y a pas de marche arrière possible. Les membres du CPT doivent partir. Le pays a besoin d’une autorité qui puisse restaurer notre souveraineté menacée », a conclu Me André Augustin Mentor d’un ton ferme et déterminé.
Par Marcia MOÏSE
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