Insécurité en Haïti : Près de 300 morts en janvier 2026, l’Ouest paie le plus lourd tribut
L’insécurité continue de faire des ravages en Haïti. Selon un rapport alarmant de l’Ordre des Défenseurs des Droits Humains (ORDEDH), le mois de janvier 2026 s’est soldé par 299 morts, majoritairement dans le département de l’Ouest, sur fond de violences armées et de recrudescence des enlèvements.
Dans un document publié mercredi l’ORDEDH dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire du pays. Les 299 décès recensés au cours du mois de janvier seraient principalement liés à des échanges de tirs entre forces de l’ordre et gangs criminels ainsi que des affrontements entre groupes armés et des attaques ciblées. Les civils paient un lourd tribut, représentant plus de 32 % des victimes. La coalition armée « Viv Ansanm » est pointée du doigt comme étant responsable de près de 43 % des assassinats, confirmant son rôle central dans l’escalade de la violence.
Le rapport met également en lumière une concentration dramatique des crimes dans le département de l’Ouest, où plus de 85 % des cas ont été enregistrés. Les départements du Centre et de l’Artibonite suivent loin derrière, avec chacun un peu plus de 4 % des victimes. L’ORDEDH signale en outre une augmentation préoccupante des kidnappings, sans toutefois fournir de chiffres précis. Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités haïtiennes, appuyées par la communauté internationale, à renforcer de toute urgence les dispositifs de sécurité et les mécanismes de protection de la population.
Alors que la spirale de la violence semble s’intensifier, ce nouveau bilan sonne comme un avertissement : sans réponses rapides, coordonnées et durables, l’insécurité risque de continuer à plonger le pays dans une crise humanitaire et sociale de plus en plus profonde.
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