Haïti : retrait progressif de la mission kényane et transition vers la nouvelle force internationale
Après près de deux années d’efforts pour contenir la montée des gangs en Haïti, la mission internationale dirigée par le Kenya amorce un retrait progressif. Ce désengagement marque une nouvelle étape dans la gestion de la crise sécuritaire du pays, alors qu’un autre dispositif international est en préparation. Déjà, plusieurs contingents, dont des policiers kényans ainsi que des membres venus des Caraïbes, ont quitté Port-au-Prince, rapporte vendredi Miami Herald.
Les autorités kényanes ont confirmé que cette phase de transition vise à réduire progressivement les effectifs sur le terrain. Toutefois, une partie du personnel restera temporairement afin d’assurer la continuité des opérations. Cette transition doit faciliter l’installation prochaine d’une nouvelle force internationale, appelée à être plus importante et davantage orientée vers des opérations militaires contre les groupes armés.
Cette future mission, soutenue notamment par les États-Unis et validée par les Nations unies, devrait compter environ 5 500 hommes. Contrairement à la précédente, elle sera composée majoritairement de soldats provenant de plusieurs pays africains. Les premiers déploiements sont attendus dans les semaines à venir, avec un début annoncé dès le mois d’avril.
Malgré ces initiatives, de nombreuses incertitudes subsistent. La participation des pays caribéens reste floue, notamment en raison de contraintes internes comme des catastrophes naturelles ou des échéances politiques. Par ailleurs, la mission kényane initiale n’a jamais atteint les effectifs prévus et a été confrontée à de sérieux obstacles logistiques, financiers et opérationnels.
Sur le terrain, la situation demeure critique. Les gangs continuent d’exercer une forte emprise sur une grande partie de la capitale et d’étendre leurs activités dans d’autres régions. Plus d’un million de personnes ont été déplacées par la violence, soulignant l’ampleur de la crise. La réussite de la nouvelle force internationale sera donc déterminante pour permettre aux autorités haïtiennes de reprendre le contrôle du territoire et rétablir un climat de sécurité durable.
CP: Miami Herald

