Plaine du Cul-de-Sac : L’abandon sécuritaire aggrave le drame humain et économique
La recrudescence des affrontements entre gangs dans la plaine du Cul-de-Sac a déjà causé plus d’une vingtaine de morts, tandis que l’absence d’intervention des forces de l’ordre suscite colère et inquiétude. Entre pertes humaines, paralysie économique et montée de la pauvreté, la population civile paie le prix fort d’une crise qui s’enlise.
Depuis plusieurs jours, les violences armées se multiplient dans cette zone stratégique située aux portes de la capitale. Livrée à elle-même, la population assiste impuissante à des affrontements meurtriers entre groupes armés rivaux, sans aucune réponse concrète des autorités. Cette passivité alimente un climat de peur généralisée où les familles vivent cloîtrées, exposées aux balles perdues, tandis que les victimes s’accumulent dans un silence assourdissant. L’absence d’opérations policières ou militaires soulève de sérieuses interrogations sur la capacité ou la volonté de l’État à rétablir l’ordre.
Au-delà du drame humain, c’est tout le tissu économique de la plaine du Cul-de-Sac qui est menacé. Cette région, qui abrite plusieurs entreprises majeures générant des milliers d’emplois, voit ses activités ralentir, voire s’arrêter sous la pression de l’insécurité. Les travailleurs ne peuvent plus se rendre sur leurs lieux de travail, les investissements sont freinés, et les pertes s’accumulent. Dans un pays où plus de la moitié de la population vit déjà sous le seuil de pauvreté, selon les données de la CNSA, cette situation risque d’aggraver encore davantage la précarité et de plonger des milliers de familles dans une détresse profonde.
Face à cette crise qui mêle insécurité, pauvreté et effondrement économique, l’inaction de l’État apparaît comme un facteur aggravant. Sans une intervention urgente et coordonnée, la plaine du Cul-de-Sac risque de sombrer davantage, laissant une population déjà vulnérable sans protection ni espoir.
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