Haïti : la FRG promet des opérations imminentes contre les gangs armés malgré les retards du déploiement
Alors que la population haïtienne continue de vivre sous la menace permanente des groupes armés, la Force de Répression des Gangs (FRG) tente de rassurer sur l’état d’avancement de sa mission en Haïti. Interrogée par des médias locaux sur le retard du déploiement annoncé depuis plusieurs mois, la mission internationale évoque une mise en place « progressive et structurée », tout en annonçant que les premières opérations seraient désormais proches.
Initialement attendu pour avril 2026, le déploiement massif de la force tarde encore à se concrétiser. Une situation qui nourrit les inquiétudes dans un pays où les violences armées gagnent du terrain, notamment dans plusieurs quartiers stratégiques de Port-au-Prince et des zones périphériques.
Face aux critiques, les responsables de la FRG expliquent que l’installation d’une force multinationale nécessite une coordination minutieuse afin d’éviter toute improvisation sur le terrain. Selon eux, la phase actuelle consiste principalement à préparer les dispositifs opérationnels, les équipements et les mécanismes de collaboration avec les autorités haïtiennes.
Toutefois, la mission reste très discrète sur les effectifs déjà présents dans le pays. Alors que près de 5 500 membres devraient composer cette force internationale, aucun chiffre officiel n’a été communiqué. La FRG justifie ce silence par des impératifs liés à la sécurité et à la protection des opérations en préparation.
Cette absence de transparence continue cependant d’alimenter les interrogations au sein de la population, qui attend des actions concrètes face à l’escalade de l’insécurité et aux attaques répétées des gangs armés contre les civils.
Malgré ce climat d’incertitude, la mission affirme être entrée dans la dernière phase des préparatifs avant le lancement des interventions sur le terrain. Sans dévoiler sa stratégie, la FRG soutient que ses opérations viseront prioritairement les groupes armés qui contrôlent plusieurs axes routiers, quartiers et infrastructures essentielles du pays.
Les responsables de la mission assurent vouloir affaiblir durablement la capacité opérationnelle des gangs afin de permettre un retour progressif de l’ordre public. Ils insistent également sur la nécessité de restaurer les conditions favorables au fonctionnement normal des institutions haïtiennes.
Au-delà de l’aspect sécuritaire, la FRG affirme vouloir mettre l’accent sur la protection des civils. La mission promet que tout comportement abusif ou toute violation des droits humains commis par ses membres fera l’objet d’enquêtes strictes et de sanctions appropriées.
Selon les autorités de la mission, tous les agents déployés en Haïti auraient suivi une formation obligatoire axée sur les règles d’engagement, la discipline et le respect du droit international des droits de l’homme.
Dans un contexte où la population haïtienne reste profondément marquée par des années d’insécurité, beaucoup espèrent désormais que ces promesses se traduiront rapidement par des actions visibles capables de freiner l’expansion des groupes armés et de rétablir un minimum de stabilité dans le pays.
pascalfleuristil2018@gmail.com

