Violences sexuelles à Jérémie : le MCFDF exige que toute la lumière soit faite sur les accusations visant un policier
Le Ministère à la Condition Féminine et aux Droits des Femmes (MCFDF) a exprimé sa profonde préoccupation à la suite des allégations de viol impliquant une adolescente de 14 ans dans la ville de Jérémie. Dans un communiqué publié le 3 juin 2026, l’institution a dénoncé la gravité des faits rapportés et a réaffirmé son engagement en faveur de la protection des femmes, des filles et des enfants.
Selon les informations rendues publiques, un agent de la Police nationale d’Haïti (PNH), identifié sous le nom de Ronald Nelson, est accusé d’avoir agressé sexuellement la mineure au sein du sous-commissariat du BAC à Jérémie. Le dossier fait également état de présumées tentatives visant à obtenir le silence de la famille de la victime. Le ministère souligne que si ces faits sont établis par la justice, ils constitueraient une atteinte extrêmement grave aux droits de l’enfant ainsi qu’à l’intégrité physique et psychologique de la victime.
Dans son communiqué, le MCFDF rappelle que les violences sexuelles commises contre les femmes, les filles et les enfants sont des crimes graves qui ne peuvent bénéficier d’aucune complaisance, quelle que soit la position ou la fonction de l’auteur présumé. L’institution insiste sur le fait qu’aucun statut ni aucune autorité ne doivent permettre d’échapper à l’application de la loi.
Le ministère a également salué le courage de la survivante et de sa famille, qui ont choisi de porter l’affaire devant les instances compétentes malgré les pressions présumées évoquées dans le dossier. Il appelle les autorités judiciaires et policières concernées à mener une enquête approfondie, impartiale et transparente afin de déterminer les responsabilités et d’assurer le respect des procédures légales.
Par ailleurs, le MCFDF affirme qu’il suivra avec une attention particulière l’évolution judiciaire de cette affaire. L’institution réitère sa volonté de défendre les droits des femmes, des filles et des enfants, tout en soutenant les initiatives visant à prévenir, sanctionner et éliminer les violences basées sur le genre dans le pays.
En conclusion, le ministère renouvelle sa solidarité à l’égard de la survivante, de sa famille et de toutes les personnes affectées par cette affaire. Il rappelle que la protection des femmes et des filles demeure une priorité nationale et qu’aucun individu, quel que soit son rang ou sa fonction, ne doit être considéré comme étant au-dessus de la loi.

