Kenscoff : Après le massacre, la PNH riposte sur Facebook et en conférence de presse
Après le massacre qui a endeuillé Kenscoff, la Police nationale d’Haïti (PNH) n’a pas tardé à réagir. Pour répondre à la violence des bandits, l’institution a déployé un impressionnant arsenal : quatre publications sur Facebook, suivies d’une conférence de presse. Une riposte rapide, certes, mais qui semble avoir davantage mobilisé les claviers et les micros que les armes.
Pendant que les bandits imposent leur loi sur le terrain, la PNH a choisi de contre-attaquer sur les réseaux sociaux. Quatre publications pour condamner, expliquer, rassurer et rappeler que la police reste mobilisée. Puis est venue la conférence de presse, histoire de donner aux mots une dimension encore plus officielle. À ce rythme, les bandits pourraient presque avoir plus peur d’une notification Facebook que d’une patrouille policière.
La scène pourrait prêter à rire si le contexte n’était pas aussi dramatique. Car derrière cette bataille de publications et de déclarations, il y a une population qui attend une véritable réponse sécuritaire. Après un massacre, les citoyens ne veulent pas seulement savoir ce que la police pense de la situation : ils veulent voir ce que la police fait sur le terrain.
La communication institutionnelle est évidemment nécessaire. Une police doit informer, expliquer ses opérations et rendre compte à la population. Mais lorsqu’une crise sécuritaire atteint un tel niveau, les communiqués ne peuvent pas remplacer les résultats. Facebook peut annoncer la riposte, la conférence de presse peut la commenter, mais seule l’action sur le terrain peut réellement la démontrer.
Pour l’instant, donc, le bilan de la contre-offensive tient en quelques chiffres : quatre publications, une conférence de presse et beaucoup de paroles. Reste à voir quand les bandits recevront la réponse qu’ils comprennent le mieux : celle de l’État présent et efficace sur le terrain.
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