Mirebalais sous tension : le commissariat détruit par les bandits de “Viv Ansanm”, le SPNH17 sonne l’alarme
La violence armée continue de ronger le Bas Plateau Central. Ce Mardi 15 avril , les membres lourdement armés de la coalition criminelle “Viv Ansanm” ont détruit le commissariat de Mirebalais, quelques jours après avoir déjà mis à genoux le sous-commissariat de Saut-d’Eau. Le Syndicat de la Police Nationale d’Haïti (SPNH-17) tire la sonnette d’alarme et pointe du doigt l’inaction des autorités face aux exactions des gangs.
Dans un climat d’insécurité généralisée, l’attaque contre le commissariat de Mirebalais marque une nouvelle escalade de la violence dans le département du Centre. Selon des témoins, les assaillants sont arrivés en grand nombre, armés de fusils d’assaut, et ont facilement pris le contrôle du bâtiment avant de le démolir. Cette action brutale survient après la destruction du sous-commissariat de Saut-d’Eau, un autre poste stratégique tombé sous la pression des gangs. La population, livrée à elle-même, vit dans la peur constante d’une nouvelle offensive.
Face à ce chaos, le SPNH-17, syndicat de la Police Nationale d’Haïti, exprime sa frustration et son exaspération.Il dénonce “l’abandon manifeste” des policiers par les autorités compétentes et accuse l’État de laisser pourrir la situation. “Nos frères d’armes tombent, les postes tombent, et ceux qui devraient nous soutenir restent silencieux”, s’insurge un représentant du syndicat. Le moral des troupes est au plus bas, et les appels à un sursaut d’autorité restent lettre morte.
Le silence de l’État devient assourdissant, pendant que le territoire se morcelle sous les balles. Mirebalais n’est plus un simple point sur la carte : c’est un cri d’alerte.
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