Trois militaires tués et six blessés à Kenscoff : discours d’honneur, réalité d’abandon.
La République d’Haïti pleure ce dimanche 20 avril 2025 la perte de trois de ses soldats, tombés au champ d’honneur à Kenscoff. En mission dans cette commune secouée par les assauts répétés de la coalition de gangs « Viv Ansanm », les trois militaires ont été tués lors d’une opération visant à reprendre le contrôle d’une zone stratégique.
Dans un communiqué empreint d’émotion, le gouvernement haïtien a salué la mémoire de ces « fils dignes de la Nation », qualifiés de héros pour leur courage et leur engagement sans faille. « Ils sont tombés les armes à la main, en défendant la patrie qu’ils ont juré de protéger », affirme le texte officiel.
Ces pertes humaines, tragiques, interviennent dans un contexte explosif, où l’État tente de contenir une violence endémique qui s’est étendue jusqu’à des zones autrefois paisibles comme Kenscoff. Ces soldats, souligne le gouvernement, symbolisent la résistance de tout un peuple face à une insécurité qui menace l’intégrité du territoire national.
Face à cette tragédie, l’exécutif a renouvelé son engagement dans la lutte contre les groupes armés. « Nous refusons de céder un seul pouce de notre sol à la peur », peut-on lire dans le communiqué. Le gouvernement affirme que la bataille pour la sécurité, la dignité et la souveraineté est désormais une priorité nationale absolue.
Des mots forts, mais aussi une attente forte : que ces engagements se traduisent par des actions concrètes, un renforcement immédiat des capacités des forces de sécurité et un véritable accompagnement des familles endeuillées.
Alors que la population reste sous le choc, cette tragédie soulève à nouveau la question de la préparation, de la protection et du soutien accordé à nos forces armées dans cette guerre asymétrique. Ces trois soldats ne doivent pas être morts en vain.
Roubens Vil
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