Cap-Haïtien : Révolte citoyenne contre la violence policière sur un enseignant
Le Vendredi 23 Mai 2025, des enseignants et élèves de Lycée dans le département du Nord ont organisé une importante manifestation dans les rues de Cap-Haitien pour dénoncer l’agression violente subie par le professeur Williamson Saint-Fleur, surnommé « Mèt Kraze », de la part des agents de la police touristique (POLITOUR). L’incident, survenu le 18 mai lors d’une cérémonie commémorative du drapeau national à la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, a suscité une onde de choc parmi la population. Les manifestants, brandissant des pancartes et scandant des slogans contre la brutalité policière, ont exprimé leur solidarité envers le professeur tout en appelant à une réflexion plus large sur le respect des droits des enseignants.
La manifestation n’était pas seulement une réponse à l’agression de Mèt Kraze, mais également une plateforme pour exprimer des revendications essentielles. Les enseignants et élèves ont mis en avant des enjeux cruciaux tels que l’amélioration des conditions de travail dans les établissements scolaires publics, le respect de la dignité des enseignants et la nécessité d’un environnement sécurisé autour des institutions éducatives. En unissant leurs voix, ils ont souligné l’importance d’un système éducatif protégé contre toute forme de violence ou d’intimidation.
Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent clairement l’intervention des agents de la Police Touristique (Politour), dont les actions ont été qualifiées d’injustifiées par de nombreux témoins. Cet incident a non seulement éveillé des préoccupations parmi les membres de la communauté éducative, mais a également attiré l’attention sur un climat de répression croissante qui menace les voix critiques au sein de la société haïtienne. Les enseignants et élèves appellent à une enquête transparente et à des mesures concrètes pour prévenir de tels actes à l’avenir.
Les manifestants réclament des excuses publiques et des sanctions contre les agents impliqués dans cette agression, considérant cet événement comme un symptôme alarmant de la détérioration des droits civiques en Haïti. La mobilisation actuelle souligne l’urgence de restaurer la confiance entre la police et la communauté, ainsi que la nécessité d’un dialogue constructif pour garantir la sécurité et le respect des droits de tous les citoyens.
Guyno DUVERNE
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