Violence domestique présumée en Floride : les détails du rapport de police sur l’arrestation de Carel Pedre
Le dimanche 21 décembre 2025, vers 00 h 52, la police du comté de Broward a été dépêchée au 9097 NW 57th Street à Tamarac, en Floride, pour un signalement de dispute domestique. “Selon le centre d’appel, l’information provenait d’une tierce personne qui aurait entendu des cris d’une femme, affirmant qu’un homme noir l’étranglait, tandis qu’elle était nue et cherchait de l’aide”, indique le rapport de la police.
À son arrivée, l’agent de police a interrogé Carel Pedre, né le 8 juillet 1980, qui a expliqué vivre depuis environ six mois avec sa compagne Richelle R. Robinson, protégée par la loi Marsy, dans l’unité 401 de l’immeuble. Carel a déclaré que la dispute avait éclaté après que Richelle ait publié une photo embarrassante de lui, laissant apparaître son postérieur à travers son pantalon. Il a affirmé avoir pris son téléphone sur le lit avant de quitter l’appartement avec l’appareil.
Selon Carel, sa compagne l’aurait poursuivi depuis la chambre jusqu’à l’extérieur, descendant les escaliers et arrivant dans la rue. Lors de cette poursuite, elle aurait tenté de récupérer le téléphone, effectué une chute en effectuant une sorte de salto et se serait blessée aux avant-bras. Carel a également précisé que Richelle n’a pas pu rentrer immédiatement dans l’appartement, car il avait retiré son accès au système de verrouillage via son téléphone.
Les agents, accompagnés de l’officier Lesmes-Rincon, ont ensuite interrogé Richelle, qui s’est montrée initialement peu coopérative. Elle a expliqué qu’elle s’inquiétait pour la réputation de Carel et pour ses enfants, qu’ils n’ont pas en commun. Richelle a confirmé avoir été jetée au sol par Carel, mais a nié avoir été étranglée. Elle a également confirmé que son accès à l’appartement avait été bloqué.
Parallèlement, l’agent a parlé par téléphone avec l’appelante anonyme, qui a indiqué que sa mère avait été témoin de la scène. Selon cette source, l’homme aurait jeté la femme au sol et l’aurait étranglée, et que la victime avait frappé à la porte pour demander de l’aide. L’appelante et sa mère ont refusé de rencontrer les agents et ont souhaité rester anonymes.
En raison de la relation amoureuse entre Carel et Richelle et de la cohabitation dans le même appartement, les faits ont été considérés comme correspondant à la définition de la violence domestique selon la législation de l’État de Floride. La police a donc établi qu’il existait des motifs probables pour suspecter Carel Pedre d’avoir enfreint l’article 784.03-1a1 (HG) des lois de l’État de Floride relatif à la violence domestique.
Carel Pedre a été menotté, fouillé et transporté au poste du district de Tamarac avant d’être transféré à la prison principale du comté pour la charge retenue. Sa compagne Richelle a refusé de fournir une déclaration sous serment et n’a pas répondu aux questions d’évaluation de danger du bureau du procureur de l’État. L’enquête se poursuit pour clarifier l’ensemble des circonstances entourant cette altercation.

