Révocation du TPS : Maduro accuse Washington de “crime contre les migrants vénézuéliens”
Le Président Nicolás Maduro a vivement réagi à la décision américaine de révoquer le Statut de protection temporaire (TPS) de près de 350 000 Vénézuéliens vivant aux États-Unis, dans un discours prononcé ce mardi 27 mai dans la capitale du pays. Le président vénézuélien pointe du doigt des responsables politiques de Floride, qu’il accuse d’avoir orchestré cette mesure.
Lors d’un discours télévisé à Caracas ce mardi, Nicolás Maduro a dénoncé la décision des autorités américaines de supprimer le TPS accordé à des centaines de milliers de migrants vénézuéliens. Selon les informations rapportées par le Miami Herald, le président a spécifiquement désigné le sénateur Marco Rubio, la représentante María Elvira Salazar et d’autres membres de la “mafia de Miami” comme les “auteurs” de ce qu’il qualifie de “crime contre les migrants”. Pour lui, ces derniers n’ont quitté le Venezuela que sous la pression d’une “guerre économique” et d’une “manipulation médiatique” orchestrées depuis l’étranger.
Maduro a poursuivi en affirmant que cette révocation du TPS s’inscrivait dans une politique systématique d’hostilité envers le Venezuela. Il accuse les États-Unis d’utiliser la question migratoire comme une arme politique, en particulier à l’approche des élections présidentielles. Comme l’indique Miami Herald, cette décision pourrait affecter la stabilité de milliers de familles installées principalement en Floride, un État-clé sur le plan électoral. Le président vénézuélien a appelé les migrants à “ne pas se décourager” et à se préparer à “un retour digne et volontaire” au pays.
Cette nouvelle tension diplomatique entre Caracas et Washington risque d’alimenter davantage le débat sur la politique migratoire américaine. Reste à savoir si les propos de Maduro trouveront un écho parmi la diaspora vénézuélienne et au sein du Congrès américain.
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