L’UPEPH interpelle le MENFP face aux difficultés d’inscription scolaire causées par l’insécurité
Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Éducation nationale, Augustin Antoine, l’Union des Parents d’Élèves Progressistes d’Haïti (UPEPH) a exprimé ses profondes inquiétudes quant aux difficultés rencontrées par de nombreuses familles déplacées, contraintes de fuir la zone métropolitaine en raison de la violence des gangs.
L’organisation souligne que plusieurs élèves ne peuvent s’inscrire dans de nouveaux établissements en province, faute de NISU (Numéro d’Identification Scolaire Unique), document désormais exigé dans le cadre de la réforme du MENFP. Selon les témoignages recueillis, certains établissements exigent entre 5 000 et 15 000 gourdes pour délivrer ce numéro, une situation jugée inacceptable par l’UPEPH.
Par ailleurs, l’Union dénonce l’attitude de nombreuses écoles privées dans la zone métropolitaine qui profitent de la crise pour augmenter de manière abusive les frais de scolarité, avec des hausses allant jusqu’à 40 %. Elle invite le ministère à intervenir rapidement pour encadrer ces pratiques, rappelant la situation économique très difficile des parents haïtiens.
L’UPEPH appelle donc à des mesures urgentes pour faciliter l’accès équitable à l’éducation pour tous, surtout en période de crise prolongée.

