CPT: Conseil Présidentiel…. de l’indifférence?
Plus d’un million de personnes sont désormais déplacées en Haïti en raison de la violence des gangs, marquant une augmentation de 24 % depuis décembre 2024. Dans le département de l’Artibonite, la violence à Petite Rivière a forcé des milliers de personnes à fuir, portant le nombre total de déplacés à plus de 92 000. Dans le Centre, des villes comme Mirebalais et Saut-d’Eau ont vu leur population déplacée passer de 68 000 à plus de 147 000 en quelques mois.
Malgré l’ampleur de cette crise, le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le gouvernement n’ont pas mis en place de mesures efficaces pour rétablir la sécurité. Les déplacés vivent souvent sans accès aux soins de santé, à l’éducation et à l’eau potable, aggravant leur vulnérabilité.
L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a intensifié son aide humanitaire, distribuant des articles essentiels, de l’eau potable et des services de santé à des milliers de personnes. Cependant, sans une réponse gouvernementale coordonnée et des investissements dans la sécurité et les services de base, ces efforts restent insuffisants.
Il est impératif que le CPT et le gouvernement haïtien prennent des mesures concrètes pour restaurer la sécurité, soutenir les populations déplacées et s’attaquer aux causes profondes de cette crise humanitaire.

