Drones kamikazes en Haïti : une stratégie spectaculaire, mais jusqu’ici pas vraiment efficace
Dans la nuit du 10 juin 2025, des drones kamikazes ont ciblé les locaux de l’institution scolaire Maranatha Grand-Ravine, où se réfugiaient des malfrats. Bien que ces frappes aient causé des pertes parmi les membres du gang, aucun chiffre officiel n’a été communiqué sur le nombre de présumés bandits tués.
Depuis le début de l’année, les forces de l’ordre, et plus précisément la “Tasck force de la Primature “, ont intensifié l’utilisation de drones explosifs pour lutter contre les gangs armés. Des opérations similaires ont été menées à Delmas 6, Wharf Jérémie et Bel-Air, causant la mort d’au moins 20 individus et blessant plus de 30 autres.
Cependant, malgré ces actions, les principaux chefs de gang, tels que “Barbecue” “Ti Lapli” et “Lanmò san jou”, restent actifs et continuent de semer la terreur. Cette situation soulève des questions sur l’efficacité réelle de ces opérations.
Certains observateurs estiment que ces frappes, bien que spectaculaires, manquent de coordination avec des actions au sol, rendant leur impact limité. De plus, l’absence de stratégie globale et les querelles internes au sein des forces de sécurité entravent une action décisive contre les gangs.
Face à cette situation, il est impératif que le gouvernement haïtien élabore une stratégie de sécurité cohérente, combinant des actions aériennes et terrestres, tout en respectant les droits humains. Sans cela, les drones kamikazes risquent de n’être qu’une solution temporaire, sans impact durable sur la sécurité du pays.

